les jeux populaires et traditionnels constituent pour l’homme Sahraoui, l’un des loisirs les plus pratiqués durant le moins sacré de Ramadan. Toutefois, certains de ces jeux, qui constituent un moyen de se divertir, sont actuellement en voie de disparition.
Le jeu du « Sig », pratiqué uniquement par les femmes est le plus populaire et le plus prisé lors de ce mois béni. D’après le chercheur en patrimoine local, Mrabih Rabou Malainine, ce jeu met aux prises des joueuses qui se divisent en deux groupes de 8 personnes en maximum, maniant avec adresse des bâtonnets en bois décorés par les maîtres artisans des Provinces du Sud, appelés en langage Hassani « Sig » pluriel de « Siga ».
Ce jeu traditionnel crée une ambiance ramadanesque festive et bon enfant, mêlant cris d’allégresse et de joie des gagnantes et protestations des perdantes.
Parmi les jeux populaires féminins, figurent également « Akror », qui exige une grande concentration mentale lors de l’usage des yeux et des mains. Il requiert également une grande habileté lors du lancer et de la réception de 7 sept petites pierres, objet du jeu.
Concernant les hommes, notamment les plus âgés, leur jeu préféré reste la « Dama », très proche du jeu des échecs avec quelques différences dans les règles. Il réunit plusieurs hommes répartis en groupes dont l’un prend part à la compétition et l’autre se contente d’observer avec admiration le déroulement de ce jeu.
Par ailleurs, il existe d’autres jeux populaires comme « Meryass », qui est l’apanage des hommes, outre des jeux intrus pour la région à l’instar du domino et du jeu de cartes.
