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Débat sur Awacer TV autour de « Les migrations, une chance pour l’humanité ? »

L’émission table-ronde diffusée, jeudi sur la plateforme numérique Awacer TV, a débattu de la thématique « Les migrations, une chance pour l’humanité ? » et ce, à l’occasion de la journée internationale des migrants (18 décembre).

Dans un communiqué, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) indique que les participants à ce débat se sont intéressés à trois points essentiels, à savoir l’importance de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, l’impact de la pandémie du nouveau coronavirus sur la situation des migrants et les avancées de la gouvernance du Maroc de la question de la migration.

Pour le directeur général des Ivoiriens de l’extérieur, Issiaka Konate, la célébration de la journée internationale des migrants est avant tout l’occasion de dissiper plusieurs fausses perceptions, précise le communiqué.

En plus, a-t-il mis en avant, les migrants dépensent 85% de leurs revenus dans les pays d’accueil, c’est dire que la migration contribue plus à la richesse des pays d’accueil qu’à celle des pays d’origine, contrairement à ce qu’on peut penser, poursuit la même source. M. Konate a également rappellé le rôle de locomotive que joue le Maroc quant à la question de la migration dans le Continent Africain sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI et se félicite de voir s’installer au Maroc l’Observatoire africain des migrations, souligne le communiqué. « Aujourd’hui nous sommes tous partie prenante d’un travail qui nous engage tous et dont les résultats nous concernent tous », s’est-on félicité. S’exprimant sur les répercussions de la crise de la Covid-19 sur les migrants, M. Konate affirme que cette pandémie a prouvé que « la fragilité est commune à tous les humains, que nous avons le devoir de solidarité et que le respect des droits du migrant relève du respect de l’être humain ». Pour sa part, la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Maroc Mme Anna Fonseca estime que « sans aucun doute, la migration est une chance pour l’humanité, à condition d’être bien gérée », ajoutant que la mobilité est un concept qui doit être intégré dans les politiques sectorielles, car le lien est étroit entre mobilité et développement. Et de poursuivre que « Le Maroc déploie des efforts énormes dans la perspective de gouvernance locale du phénomène migratoire et surtout pour bénéficier de la mobilité sur le plan territoriale », mettant en lumière les mécanismes mis en œuvre pour réaliser ces objectifs, à savoir l’initiative Global compact et la stratégie nationale d’immigration et d’asile. La responsable onusienne affirme également que « si c’est important et primordial de s’occuper des catégories vulnérables, on doit travailler encore plus sur la résilience, ensemble, pays africains et européens, devons unir nos efforts pour développer des mécanismes de reconnaissance de compétences et pour l’employabilité dans la mobilité ».

Dans ce sens, elle estime que le rôle de l’Observatoire africain des migrations aidera à « contextualiser » les efforts et soutenir les états africains pour la collecte et l’analyse des données, ce qui est important pour la gouvernance de la migration en Afrique mais aussi au niveau de tous les états, qui constituent une partie prenante de cette mobilité. La Covid-19 a eu comme impact de révéler en nous le besoin de féderer nos efforts, d’exprimer la solidarité et l’humanisme et d’éprouver de l’empathie vers le migrant qui s’est retrouvé, avec la fermeture brutale des frontières, dans la position de victime invisible, a-t-elle mis en exergue, ajoutant que cette pandémie a accentué la vulnérabilité des catégories déjà affaiblies et élargi la base de cette population. « Ce contexte doit nous motiver à développer des partenariats stratégiques entre acteurs publiques, institutionnels et privés pour le développement sectoriels afin que cette catégorie ne s’élargisse pas encore plus et nous devons désormais considérer la mobilité dans un contexte épidémiologique », a-t-elle fait observer.

De son côté, le directeur de l’Observatoire régional des migrations espaces et sociétés (ORMES) de l’Université Ibn Zohr d’Agadir, Mohamed Charef a d’abord exposé les objectifs de la la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille du 18 décembre 1990, dont le plus important est de fixer des normes dont les différents états doivent s’inspirer pour établir leurs lois et pour renforcer l’arsenal juridique quant à la question des droits des migrants. La convention, dont « le Maroc a toujours été l’une des chevilles ouvrières », a, à ce jour, été ratifiée par 55 pays, parmi lesquels on compte la plupart des pays africains francophones, la plupart des pays d’Amérique latine, alors qu’en Europe uniquement l’Albanie l’a fait, a-t-il précisé, notant que « c’est dire le chemin qui reste encore à parcourir ».

L’engagement du Maroc pour la migration se traduit selon M. Charef par les avancées extraordinaires qu’il a réalisé sous l’impulsion des Hautes Directives Royales et des stratégies nationales qui doivent être encore plus concrètes et plus « territorialisées ». M. Charef a, en outre, relevé que la Covid-19 a propulsé le monde dans une crise sans précédent et qui, pour les migrants marocains en situation de vulnérabilité, « n’a fait que révéler une réalité qui était déjà désastreuse. Cette émission a été modérée par Mme Najat Azmy, membre du CCME et du Conseil national pour la diversité en France.

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