De par la qualité des débats et des intervenants, la richesse et la diversité des spectacles, l’affluence du public et le niveau de l’organisation, la 6ème édition du festival italo-marocain à Trévise (nord de la péninsule) fut incontestablement un succès.
Le mérite revient à un équipe d’acteurs associatifs et de volontaires sous la houlette de Abdellah Khazraji, président de l’Association du festival, qui donnent une belle image de la pleine intégration dans leur pays d’adoption et d’un ferme engagement pour servir de pont avec leur pays d’origine.
Cet éclat est à mettre à l’actif aussi de la bonne coordination avec les autres partenaires de cette manifestation, notamment l’Association Ribat Al-Fath, la Fondation Almouggar (Moussem de Tan Tan), du ministère chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration et autres institutions italiennes en particulier au niveau de la ville et la région de Trévise.
La présence d’artistes comme Aziz Dades, fraichement auréolé du succès de son nouveau film «Lahnech», de la jeune comédienne Meryem Bakouch, du réalisateur Mustafa Madmoun, ou encore de la troupe de chants sahraouis, venue de Tan Tan, ont conféré à cet évènement un éclat particulier, au grand bonheur de leur fans parmi la communauté marocaine établie en Italie.
Autre point à mettre à l’actif des organisateurs est le souci donné à faire du festival un espace intégrant différentes communautés étrangères vivant en Italie, avec une participation de conférenciers et de musiciens d’origine subsaharienne ou encore de l’Amérique Latine ou d’Asie.
Par ailleurs, l’écrivain et poète Taleb Bouya Laatigue et l’Universitaire Abderrahim Lhaloui ont contribué activement, aux côtés de nombreux universitaires et experts italiens, à décortiquer les différentes thématiques débattues, consacrant l’événement comme un espace de réflexion et d’échanges francs et relevés sur les questions brûlantes de l’actualité.
Vivement davantage d’appui financier et moral à cette initiative citoyenne qui contribue, au fil des ans, à édifier des ponts de dialogue, de partage, et de compréhension et aussi à casser les stéréotypes et les préjugés que certains essayent de coller à la communauté des migrants.