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“Don Julian” : Une des plus grosses escroqueries au quartier Founty

  Cette sombre affaire avait débuté par un projet immobilier destiné à faire rêver. 7 ans après, la résidence “Don Julian” est loin d’être finalisée et il semble qu’un grand nombre de personnes soient victimes de l’une des plus grosses escroqueries de la SONABA, à 400 m de la plage d’Agadir.

   Au quartier Founty, il y a plus de 20 ans, les projets hôteliers sortaient de terre comme des champignons et promettaient à Agadir d’être une destination touristique digne de sa voisine Marrakech. Mais nombreux sont ces projets qui ont connues des mésaventures en cours de route ; ce qui a entraîné un non-respect du cahier des charges précis imposé par la SONABA.

   L’escroquerie :

Monsieur Anton Fernandez José Antonio, agissant en qualité de gérant de la “SOCIETE d’ADMINISTRATION ET DE REALISATION IMMOBILLIERE” SARL au capital de 4.500.000 DH a joué sur une ambiguïté pour mettre en place une escroquerie évidente. Il a profité de l’ignorance de ses clients pour leur vendre des appartements alors que le permis de construire, délivré en 2008 par l’ancien Président du Conseil Communal d’Agadir, avait été octroyé pour une résidence hôtelière R+3.

Les contrats de réservations qu’il a faits signer à ses victimes ont été effectués sous seing-privé pour camoufler son arnaque car si les actes avaient été signés par un notaire assermenté, la duperie aurait été immédiatement dévoilée.

Au fil du temps, les travaux ont peu évolué. Le projet stagne depuis un certain nombre d’années alors que les soi-disant appartements devaient être livrés au mois de décembre 2011. En cas de retard, la société SARI s’engageait à payer 25000 DH par mois de dédommagement.

Une supercherie ! Les acquéreurs sont passés du stade de l’inquiétude à celui du constat d’une arnaque évidente. Il y a donc, à la fois, dans cette affaire, une dimension pénale très importante et des préjudices tout à fait considérables. D’ailleurs, l’avocat des plaignants a pu exiger du juge d’instruction de retirer le passeport d’Anton Fernandez José Antonio pour qu’il soit dans l’impossibilité de sortir du territoire marocain tant que la justice n’aurait pas tranché. Lors des différentes rencontres avec les plaignants, il se défend en prétendant qu’il attend de la SMIT qu’elle puisse lui octroyer le droit de transformer cette résidence hôtelière en RIPT, ce qui lui permettrait de pouvoir légalement vendre 30% du projet en appartement. Mais combien d’appartement ont été réellement vendus ?

Aujourd’hui, Anton Fernandez José Antonio court toujours dans la nature et serait encore en train de commercialiser sa résidence « Don Julian » à de futures victimes.

Cette situation alarmante n’est pas la première dans le royaume. Plusieurs cas similaires ont été vécus par des victimes naïves qui ont été mises en confiance par des étrangers. Sous prétexte qu’ils sont européens, nos concitoyens et de nombreux occidentaux leur ont donné toute leur confiance, jusqu’à négliger les procédures juridiques les plus élémentaires.

Réalisé par Thami Kamil

La Dépêche du Sud 

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