Société

El Ghaloussi s’insurge contre ces anciens ministres et parlementaires budgétivores

Le remaniement opéré au niveau de l’équipe gouvernementale n’a pas laissé indifférent le président de l’Association marocaine pour la protection des biens publics (AMPBP), Mohamed El Ghalloussi, qui y voit une manifestation flagrante de dilapidation d’argent public.

Le joli pactole qu’empocheront les ministres sortants et celui qu’attend ceux nouvellement nommés d’ici deux ans a suscité l’ire du président de l’AMPBP qui y voit une consécration de la rente laquelle encourage la production d’une faible élite qui cherche à se servir grassement au lieu de servir le peuple.

El Ghalloussi s’est moqué également du discours réchauffé que le gouvernement véhicule chaque année à l’occasion de la présentation du projet de la loi de finances. L’adoption de mesures en faveur de la classe moyenne et des défavorisés, la mise en oeuvre de la loi cadre relative à l’éducation et la formation et les autres annonces dont se gargarise le gouvernement à chaque fois qu’ils présente le PLF ne sont que slogans selon le militant pour la protection des biens publics à partir du moment où les prévisions pour le budget demeurent tributaires du cours du baril du pétrole et de la clémence du ciel.

El Ghalloussi a appelé à annuler la retraite des parlementaires et des ministres, à lutter contre la rente et la corruption, à instaurer une taxe sur la fortune et à surtout mettre en oeuvre effectivement les dispostions relatives à la réédition des comptes.

Rappelons qu’en ce qui concerne les ministres et les secrétaires d’Etat, le dahir 1-74- 331 stipule que les ministres bénéficient d’une indemnité mensuelle forfaitaire de 6 millions de centimes et de 5 millions de centimes pour les secrétaires d’Etat. Cette indemnité comprend 26.000 dh de salaire forfaitaire pour les ministres et 20.000 dh pour les secrétaires d’Etat, en plus d’indemnités de représentation (14.000 dh pour les ministres et 10.000 dh pour les secrétaires d’Etat), de logement (15.000 dh) et de frais d’ameublement et autres (5.000 dh).

Selon l’article VII dudit Dahir, les membres du gouvernement reçoivent, en plus, une indemnité spéciale au terme de leurs fonctions équivalant à un traitement de dix mois, ce qui signifie que l’indemnité de fin de service d’un ministre est d’environ 60 millions et celle d’un secrétaire d’Etat d’environ 50 millions de centimètres.

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