Sur les 500 hôtels pouvant mettre la clé sous la porte en Espagne, 100 dépendaient exclusivement de Thomas Cook tandis que les autres avaient une clientèle formée de 30 à 70 % de touristes amenés par le voyagiste, a précisé Juan Molas.

Le président de la Confédération des hôteliers cite notamment l’exemple d’un établissement à Fuerteventura, aux Canaries, ayant récemment dépensé 20 millions d’euros en rénovation et qui va se retrouver avec 700 chambres « vides à partir du 7 octobre » et 200 employés qu’il va devoir licencier.

Thomas Cook était le second voyagiste le plus important d’Espagne, où ses compagnies aériennes ont acheminé 7,3 millions de touristes en 2018, soit près de 9 % du nombre total de visiteurs, selon un calcul de l’AFP sur la base de statistiques aéroportuaires.

Aux Canaries, région la plus touchée en Espagne avec les Baléares, l’impact pourrait être particulièrement important alors que cet archipel est une destination prisée des touristes en hiver.