Saoudi El Amalki
Sans nul doute, la capitale du Souss aura vécu ce soir du lundi, l’une des ouvertures du festival de cinéma-migrations, les plus mirobolantes depuis sa création, il y a plus de deux décennies. En effet, la 21ème édition de la messe qui a lieu à la prestigieuse salle de congrès des Dunes d’Or, débute si sublime et envoûtante, par un récit historique sur le développement de la ville. Un bout de terre bordée de la superbe côte sur l’Atlantique prenait naissance et repoussait avec cran l’ère coloniale, puis vint le cataclysme de 1960 qui a mis plus de 15 000 morts en quelques secondes et la determination de la reconstruction sous le règne du Mohammed V, avec sa célèbre citation, transcrite sur la stèle commémorative du « mur du souvenir » sur l’entrée de l’hôtel de ville, ensuite l’artisan-bâtisseur de la résurrection de la cité renaissante de sous les décombres, le défunt Hassan II d’où il annonça avec fierté le coup d’envoi de l’épopée de l’unité nationale par l’épopée de la marche verte, enfin la reviviscence métropolitaine de la ville en trombe sous le règne de l’actuel Roi Mohammed VI…
Un aperçu captivant de l’histoire de la ville qui faisait vibrer tous les cœurs des festivaliers, notamment de cette ville, plongés dans l’émotion et l’engouement de voire émerger cette métropole qui se débat et se distingue par sa résilience et ses prouesse dans tous les secteurs y compris celui de l’art et la culture dont ce festival de cinéma qui crève l’écran à présent, par sa thématique délirante et sa dimension universelle tonitruante. Après la narration prenante de diverses péripéties de cette ville ragaillardie, Driss Moubarik, président de l’association Initiative culturelle monta sur scène pour dire son discours inaugural habituel, se focalisant justement, sur la proportion haussière qui marquait la transmutation de la cité sur tous les plans afin devenir aujourd’hui l’un des pôles notoires de la nation dont l’art occupe une place de choix à ce propos. Rubis sur l’ongle, on passait aux hommages dédiés à nombre de figures du cinéma international et national, en mettant en lumière la célébration de l’hôte honorifique de l’édition qu’est l’Angola…
Il conviendra aussi de saluer la présence du Wali de la région Souss Massa qui dès sa descente d’avion de si long voyage des Émirats Arabes Unis, il a tenu à se présenter à cette cérémonie d’ouverture du festival auquel il a porté un énorme soutien. Enfin, on appela les membres du jury des compétitions court et long métrages ainsi que celui de la critique, en débutant sur l’écran les extraits de ces nouvelles projections à proposer au grand public durant la période du 8 au 13 de ce mois de décembre. Il importe de rappeler que l’actuelle manche du festival comprend en plus des films en compétition qui se déroulent au cinéma Sahara, des conférences, des tables rondes et un colloque à la chambre de commerce d’industrie et de services, des ateliers… Il importe également de souligner que ce festival a thème qui persévère sans relâche depuis déjà 21 ans, a viscéralement gagné en maturité et expérience puisqu’il rivalise avec les plus huppés des festivals à l’échelon mondial. Il est donc nécessaire dans la dynamique multidimensionnelle que connaît le chef-lieu de la région Souss Massa, à qui le Souverain avait rappelé la Centralité du pays, de s’engager à nantir le festival tout l’appui matériel pour sa pérennisation et son institutionnalisation à long terme. D’autant qu’il traite d’un phénomène de haute portée humaniste qui taraudent les cinéastes des deux rives de la Méditerranée et de tous les coins de la planète, en tant que pays d’origines et d’accueil…

