La stratégie en matière de lutte contre l’abandon scolaire s’appuiera sur le programme « Tayssir » de soutien financier aux familles. Depuis son lancement en 2008, il a vu 706.359 élèves soutenus et accompagnés dans leur parcours scolaire, et ce dans 132 communes. Fort de ce bilan positif, le ministère de l’éducation nationale élargira la base des bénéficaires de ce programme avec un objectif immédiat de 1.380.841 million d’élèves supplémentaires (434 communes) pour atteindre un total de 2.087.200 de bénéficiaires.
La particularité de ce dispositif est que toutes les communes du monde rural, dans l’enseignement primaire, sont concernées ainsi que toutes les communes rurales et urbaines dans l’enseignement collégial.
L’un des points faibles du programme Tayssir était l’identification des familles les plus vulnérables. Cela devrait être corrigé une fois le « registre social unifié » mis en place (RSU).
Dans sa prise de parole, Said Amzazi n’a pas manqué d’aborder l’étude d’évaluation réalisée par ses services sur ce programme. Elle a montré la diminution de la déperdition scolaire de 57%, sachant que 37% des élèves qui avaient abandonné les bancs de l’école les ont retrouvés, moyennant ce soutien financier annuel.
A l’horizon 2012, le ministère ambitionne de diviser par 2, dans le monde rural et au niveau du primaire, la déperdition scolaire, passant de 5,7% actuellement à 2,5%.
Pour rappel, le montant moyen de l’aide financière attribuée par famille (plafonnée à 3 enfants) s’élève à 1500 dirhams par an pour faire face aux charges et coûts de scolarisation. Un soutien octroyé sous réserve du respect des conditions d’assiduité définies ( moins de 4 absences par mois au primaire; moins de 6 pour ce qui est du cycle collégial).
Il s’agit donc d’élargir la cible des ménages éligibles à ce programme mais également de préciser au fur et à mesure, les critères d’attributions. C’est tout l’enjeu des orientations exposées aujourd’hui devant SM Mohammed VI. Ainsi, pour aiguiser les critères d’identification des bénéficaires, le département de l’éducation nationale s’appuiera sur le registre social unifié (RSU), dont la création avait été annoncée par le Souverain lors de son dernier discours du Trône.