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FICMA 2019: cap sur les ateliers

Dans le cadre de la 16ème édition du Festival international Cinéma et Migrations d’Agadir (FICMA), les cinéphiles ont eu rendez-vous mercredi avec des ateliers et rencontres cinématographiques encadrées par d’éminents professionnels du 7ème art.

Ainsi, deux ateliers ont été organisés autour des deux thèmes « Réaliser un film sans formation cinéma: possible? » et « la direction d’acteur », animés respectivement par la réalisatrice franco-marocaine Malika Zairi et le réalisateur et scénariste marocain Mohamed Achaour.

S’agissant du premier atelier, Malika Zairi a partagé avec son public son expérience en matière de réalisation de films sans formation cinématographique et sans budget, passant en revue les différentes approches qu’elle a mises en place pour réaliser 5 courts-métrages et un film d’entreprise, en plus d’autres projets de cinéma.

« La direction d’acteur est l’une des nombreuses compétences que se doit de maîtriser le metteur en scène d’un film. C’est le fait de donner pour chaque plan, dans chaque scène, les indications nécessaires à chaque acteur pour la conduite de son personnage dans une situation donnée par le scénario et voulue par le metteur en scène », a expliqué, Mohamed Achaour lors du second atelier.

Sur un autre registre, le public a eu rendez-vous avec une Master Class, encadrée par le cinéaste et réalisateur franco-algérien, Rachid Bouchareb, qui a enchanté les amateurs du 7ème art avec un débat approfondi sur sa carrière artistique et son parcours durant plus de quatre décennies, notamment à travers des discussions autour des films qu’il a réalisés au cours des 20 dernières années, de la production, de la distribution, du cinéma au Maghreb et en Afrique et des possibilités de coproduction entre les pays africains.

Au troisième jour de cette manifestation internationale, le public a découvert une série de 4 courts-métrages et de 2 longs-métrages en lice dans la compétition officielle, d’une durée comprise entre 13 et 103 minutes chacun, ayant envoûté les cinéphiles et amateurs du 7ème art dans un cadre cinématographique traitant de la thématique de la migration de différentes approches.

Ainsi, pour la catégorie court-métrage, le menu a prévu la projection des films, « Le millefeuille », « Allée des jasmins », « Le champs des oubliés » et « Le fruit défendu », réalisés respectivement par Chad Chanouga, Stéphane Ly-Cuong, Komla Roger Gbekou et Mayekou Dieudonné.

Le public a également eu droit à la projection du long-métrage émouvant « Soumaya » des réalisateurs belgo-syrien Ubaydah Abu-Usayd et franco-pakistanais Waheed Khan, qui raconte en 103 minutes l’histoire de Soumaya, une employée dans une société de transport depuis 14 ans qui apprend du jour au lendemain qu’elle est licenciée et qui découvre le soir-même à la télévision les raisons de sa mise-à-pied. Elle décide alors d’exercer un droit de réponse très particulier.

La programmation a aussi prévu la projection du long-métrage « Sawah » du rréalisateur franco-égyptien Adolf El Assal, qui raconte en 86 minutes l’histoire d’un DJ égyptien, invité à poser ses sons à Bruxelles à l’occasion d’un concours international de musique électronique. Pendant son trajet, il reste coincé dans un pays dont il n’a jamais entendu parler. Il décide alors de trouver son chemin pour atteindre son but à temps alors qu’une révolution éclate dans son pays.

Un vibrant hommage a été rendu mercredi soir au cinéma belge, invité d’honneur de la 16ème édition du FICMA, et ce en reconnaissance des réalisations des ressortissants marocains qui ont brillé dans le monde du 7ème art dans ce pays au riche répertoire cinématographique, lors d’une soirée qui s’annonçait déjà comme un moment fort de cette édition, marquée par la présence d’une pléiade de professionnels du cinéma, dont des acteurs, réalisateurs, cinéastes, scénaristes et producteurs marocains, africains et étrangers.

À l’occasion de cet hommage, le long-métrage « Angle mort » du réalisateur Nabil Ben Yadir a été projeté. Ce film raconte, en 105 minutes, l’histoire de Jan Verbeeck, le commissaire sans concession de la brigade antidrogue anversoise. Connu sous le nom de « M. Tolérance Zéro », il est extrêmement populaire auprès des gens et des médias. Le pays s’émeut lorsqu’il annonce qu’il quitte la police juste avant les élections pour rejoindre le parti d’extrême droit VPV. Lors de son dernier jour en tant que policier, il mène une enquête à Charleroi, où une descente dans un labo-pharmacie met en branle une série d’événements imprévisibles et fatals.

Outre les films en lice, le public gadiri était en rendez-vous avec le film marocain « Hala Madrid Visca Barca », projeté dans le cadre de la rubrique « Panorama ». Ce long-métrage raconte en 90 minutes l’histoire d’un puissant barbu « Boulhwajeb », un fan du Real madrid qui impose aux habitants de son quartier son amour pour le club madrilène, interdit toute autre appartenance footballistique et mène une chasse aux supporters du Barca sur fond d’une ambiance du classico « Barca vs Real ».

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