Selon certaines sources, et cela glace de peur, beaucoup plus que les plus grands films d’horreurs, le budget du FIFM atteint les 80 millions de dhs –lisez bien- quatre vingt millions de dirhams, pour ne pas vous faire encore plus peur en vous détaillant le montant en centimes (huit milliards de centimes !).
Et ce montant du budget global ne doit pas vous étonner outre mesure, en tout cas pas plus que le salaire de la directrice du festival, la française Melita Toscan du Plantier, qui a hérité la direction du festival de son défunt mari, et qui atteint environ 275 millions de centimes par an, soit environ 23 millions de centimes par mois ! Pour cela, je dis à mes amis, comme Belayd Akridiss, qui trouvent que le salaire du 1er Ministre est exorbitant, alors qu’il ne dépasse pas 10 millions de centimes par mois, que personnellement je préfère être directeur du FIFM que Premier ministre avec tout le casse-tête que ce poste suppose, même si je sais que cela est strictement impossible car je suis inflexible dans ma droiture, je ne sais ni tricher, ni mentir, ni lécher les bottes !..
Sans divulguer le salaire du directeur artistique du festival, monsieur Bruno Barde, ainsi que l’argent que rafle leur société française « Public Système Cinema » qui pompe de quoi payer toutes ses charges annuelles, en plus d’une confortable marge, du budget du FIFM, car j’ai peur que vous perdiez connaissance en l’apprenant, surtout ceux qui ont le cœur fragile. Je tiens à éviter d’être responsable du décès de quelqu’un par infarctus, qu’à Dieu ne plaise ! Surtout les producteurs et réalisateurs qui n’arrivent pas à terminer le tournage de leurs films et qui n’ont besoin que de quelques pauvres millions qu’ils n’arrivent pas à trouver, comme mon ami le réalisateur Mohamed Minkhar !.. Et après de grands efforts, «plus colossaux que les travaux d’Hercule » comme disait le maestro Mostafa Derkaoui, viendront messieurs Bruno Barde et Sarim Fassi Fihri pour leur dire : « vos films sont médiocres allez les projeter dans un bled perdu, pas dans notre festival »…
Enfin, je voudrais vous dire que Melita, qui a hérité la direction du festival, et son acolyte Bruno Barde, n’ont pas occupé et exploité le festival pendant ces longues années comme ça, de leur propre chef. Ils sont toujours là grâce au soutien indirect de toute une armée de journalistes et de critiques mercenaires, pardon de « criticaillons » comme les nomme mon ami Bilal Marmid. Et que Dieu vous préserve de leur inculture cinématographique, leur prétention et « leur penchant mercenaire » comme dit mon ami Belayd… Et enfin une autre armée de réalisateurs et producteurs, « pro-administration » par opportunisme, dont la majorité ne vivent pas de leur pratique dans le domaine du cinéma, mais exercent d’autres professions : marchands de médicaments, pharmaciens, professeurs, fonctionnaires dans des institutions publiques… Et puis vient toute l’armée des parasites qui, ne participant à aucun film, ni conférence, ni atelier, ni aucune autre activité du festival, sont là, se bousculant sur le tapis rouge –qui a bien noirci cette année à force des saletés qu’il a reçu- lors des cérémonies, et le reste du temps vont jouir de leur temps, à leur aise, dans les beaux espaces de Marrakech!..
Driss Chouika
