Sur la toile, plusieurs anonymes et personnalités ont défendu la journaliste d’Akhbar Al Yaoum accusée de « relations sexuelles illégales ayant entraîné une grossesse et un avortement illégal ».
La journaliste marocaine Hajar Raissouni, officiant dans le journal arabophone Akhbar Al Yaoum, a été arrêtée samedi soir à Rabat et a comparu lundi devant le procureur du roi.
Elle aurait été interpellée par la police samedi dans un cabinet de gynécologie de la capitale, « en flagrant délit avec son fiancé, un gynécologue, un anesthésiste et une infirmière ». La journaliste serait suspectée de « relations sexuelles illégales ayant entraîné une grossesse et un avortement illégal ».
Récit contesté
Des faits réfutés par les premiers concernés lors leur passage devant un tribunal de Rabat ce lundi 2 septembre. Comme le rapporte AlYaoum24, média en ligne appartenant à Akhbar Al Yaoum, le gynécologue aurait déclaré devant le juge que la journaliste a été victime d’une hémorragie nécessitant une opération immédiate: « Nous n’avons effectué aucun avortement. J’ai procédé à une intervention urgente », rapporte le site arabophone.
Des faits confirmés par la jeune femme, rapporte la même source. Cette dernière, selon les dires d’AlYaoum24, se serait présentée devant le juge dans un état affaibli, ayant du mal à se tenir debout.
Elle a notamment déclaré au tribunal être mariée religieusement à son fiancé, un professeur universitaire de nationalité soudanaise, et attendre des documents de l’ambassade du Soudan pour officialiser l’union qui, selon la presse, devait avoir lieu dans deux semaines.
Si certains médias avancent que l’arrestation s’est faite dans le cabinet du médecin, suite à un flagrant délit, les accusés déclarent de leur côté que Hajar Raissouni a été interpellée par des policiers en dehors de la clinique et forcée à retourner dans le bureau du médecin.
Selon AlYaoum24, les interpellés resteront emprisonnés jusqu’à la seconde audience, qui aura lieu le 9 septembre prochain. Le site d’information assure par ailleurs que « le dossier ne contient aucune preuve matérielle concrète de l’accusation d’avortement » et a même publié une copie d’une expertise médicale délivrée par le CHU Ibn Sina de Rabat qui dément l’hypothèse de l’avortement.
Soutien sur la toile
Depuis l’annonce de cette arrestation, plusieurs personnes ont exprimé sur la toile leur soutien à la journaliste. D’autres qualifient cette arrestation de « politique », la jeune femme étant la nièce de Ahmed Raissouni, chef du MUR, et de Soulaimane Raïssouni, éditorialiste à Akhbar Al Yaoum et soutien à Taoufik Bouachrine, ex-directeur des sites d’actualité AlYaoum24 et Soltana, qui purge actuellement dix ans de prison pour, entre autres, « harcèlement sexuel et recrutement d’individus en vue de la prostitution dont une femme enceinte ». Plusieurs figures du PJD, dont la députée Amina Mae Elainine, ont également exprimé leur soutien à la journaliste.
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https://www.facebook.com/abmarouri/posts/2656404337723761