La démission de Salaheddine Mezouar de son poste de patron des patrons laisse la CGEM dans une situation sans précédent. Il faut savoir que les Statuts de la CGEM approuvés par l’Assemblée Générale Extraordinaire du 22 juin 2016 prévoient que le vice-président général est celui qui doit assurer la fonction de président par intérim, jusqu’à l’élection du nouveau président et d’un nouveau vice-président général. Toutefois, ce poste est, à l’heure qu’il est, vacant étant donné que Fayçal Mekouar a quitté son poste depuis juillet dernier. Signalons que dans les Statuts de la CGEM, aucun article ne précise qui pourrait assurer une relève en cas de démission du Président ainsi que de son binôme présidentiel.
Pour le moment, un Conseil d’Administration sera tenu mercredi prochain, à savoir le 16 octobre, à 15h, qui va provoquer une Assemblée générale extraordinaire afin d’élire un nouveau ou une nouvelle président(e) ainsi qu’un nouveau, ou une nouvelle, vice-président(à) et ce, conformément à l’article 19-2 des statuts de la CGEM.
Rappelons que Mezouar a présenté sa démission hier suite à une déclaration prononcée samedi lors de la Conférence politique mondiale, dans laquelle il a soutenu que les manifestations en Algérie inspirent l’espoir contrairement à ce que beaucoup voient, ajoutant que l’armée est tenue d’accepter le partage du pouvoir. Cette déclaration a fortement déplu au ministère des Affaires étrangères, qui a condamné cet acte dans un communiqué.