Après son Dictionnaire des écrivains marocains, paru aux éditions Eddif (2005), où il nous fait découvrir des générations d’écrivains marocains, de langue arabe, amazighe, française et néerlandaise (eh oui !), Salim Jay, essayiste, romancier, écrivain et critique littéraire, vient de signer un autre dictionnaire aux éditions la Croisée des Chemins (février 2018), cette fois-ci sur les romanciers algériens. Droit du voisin sur le voisin, dirait l’autre qui n’est pas tout à fait autre.
D’emblée, Salim Jay explique aux lecteurs pourquoi ce titre :
« Comme son titre le promet, ce Dictionnaire des romanciers algériens est consacré quasi-exclusivement à des romanciers. On y trouve néanmoins quelques auteurs de récits de vie, voire telle ou tel anthropologue, quelques poètes s’étant aussi illustré dans la fiction et telle ou tel pratiquant de l’égo histoire qui s’identifie quasiment à sa ville natale ou carrément à son pays tout entier envisagé comme interlocuteur permanent et, naturellement, essentiel.»
Ainsi, ledit ouvrage abonde en informations et analyses sur la vie et l’œuvre d’hommes et de femmes de lettres algériens de renommée internationale, tels qu’Albert Camus (j’ai bien dit Albert Camus, auteur de l’Etranger pour bien le nommer), Assia Djebar, Kateb Yassine, Yasmina Khadra, Mohamed Dib, Rachid Boudjedra, Mouloud Feraoun, Kamel Daoud et d’autres moins importants, voire méconnus, le tout ponctué de citations de leurs romans ou nouvelles.
Il faut dire, in fine, que ce travail titanesque est le fruit de plusieurs décennies de lecture de la littérature algérienne, comme le précise, non sans raison, l’auteur dans son introduction.
Ce dico de 500 pages (je sais que c’est trop, trop c’est trop !), où les auteurs figurent selon l’ordre alphabétique, se constitue -dorénavant- comme une référence incontournable, non seulement pour qui voudrait se faire une idée sur la littérature algérienne, d’expression arabe et française, mais pour les spécialistes et les chercheurs de la littérature maghrébine en général.
Je ne vais pas dire : « A compulser absolument ! » Expliciter l’évidence étant scandaleux, dit un diction bien de chez nous.
» Salim Jay est incontestablement le meilleur globe-reader de la place de Paris. », Michel Crépu