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La revue de presse quotidienne de l’Europe occidentale

Le sommet européen qui s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles pour tenter de trouver un accord sur les exigences britanniques de réformes de l’UE et sur la crise des réfugiés fait les gros titres des journaux européens paraissant ce jeudi.

En Grande-Bretagne, la presse revient sur le projet d’accord visant à éviter une sortie du Royaume-Uni de la famille européenne.

Le Daily Telegraph indique qu’il n’y aucune garantie que les dirigeants européens parviendront à un accord avec Londres lors de ce sommet crucial sur l’avenir du Royaume-Uni au sein de l’Union des 28.

Le Premier ministre britannique David Cameron devrait avoir d’intenses entretiens avec ses partenaires européens à cette occasion et se montre optimiste et confiant de pouvoir parvenir à une entente, relève le journal.

Par contre, le quotidien Guardian met en avant les incertitudes qui pèsent sur l’avenir des relations euro-britanniques et remet en doute la capacité du chef du gouvernement britannique à sceller un accord lors de ce sommet.

Toutefois, ajoute le quotidien, Cameron a affirmé mercredi soir dans un communiqué que des progrès avaient été réalisés, estimant que les propositions présentées constituent une bonne base pour un accord à condition de pouvoir résoudre les questions en suspens.

Times revient pour sa part sur les données publiées par l’Office national britannique des statistiques affirmant que le nombre des travailleurs européens au Royaume-Uni a augmenté l’année dernière de 200.000 pour atteindre un total de plus de 2 millions, alors que le Daily Mail avance le chiffre alarmant de trois millions de migrants européens qui travaillent actuellement au Royaume-Uni.

D’après le Daily Express, ces chiffres montrent bel et bien l’échec du gouvernement britannique à réduire le nombre des immigrés, un argument qui sera certainement instrumentalisé par les eurosceptiques britanniques dans leur campagne pour un Brexit.

La presse belge s’intéresse également au sommet européen.

La Libre Belgique écrit qu’il est vraisemblable qu’un accord sera trouvé lors de ce sommet sinon durant celui de mars entre le Royaume-Uni, les autres Etats membres et les institutions européennes sur les exigences de réformes de l’UE, relevant que la chance de David Cameron est que pour ses partenaires, la perspective d’un Brexit est à éviter à tout prix.

Le journal fait observer que même si un accord serait conclu, le dossier ne sera pas encore bouclé car la plus grande incertitude reste le résultat du référendum britannique en juin.

Le Soir indique de son côté que la crise du Brexit pourrait être l’occasion d’acter non seulement un statut spécial pour la Grande-Bretagne, mais l’existence de deux types d’appartenance à l’UE, la version faible et la pleine.

Dans un éditorial intitulé ‘butter et l’argent du butter », le quotidien note que ces négociations constituent un lourd précédent que beaucoup prédisent dangereux étant donné que l’UE a accepté pour la première fois de négocier sur mesure non dans le sens d’un élargissement mais d’une marche arrière, ce qui risque de donner des idées à d’autres.

En France, les quotidiens s’intéressent aussi au projet d’accord final qui sera examiné jeudi à Bruxelles par les chefs d’Etat et de gouvernement européens au sujet des réformes exigées par le Royaume-Uni en vue de son maintien au sein de l’UE.

‘Stressé, mais optimiste, David Cameron joue son va-tout jeudi soir à Bruxelles, pour convaincre ses partenaires européens de conclure un accord accouché dans la douleur depuis des semaines », écrit Le Figaro, faisant remarquer que rien n’est gagné d’avance : certains Etats membres, notamment est-européens, rechignent encore devant certaines mesures.

Si le deal est conclu, le Premier ministre britannique remporterait la première manche de son marathon pour éviter le Brexit croit savoir le journal, notant qu’il lui restera alors à livrer la bataille la plus ardue : convaincre l’opinion de son pays lors d’un référendum.

Les partenaires de David Cameron n’en reviennent toujours pas : comment le Premier ministre britannique a-t-il réussi à se piéger de la sorte, se demande Libération, notant que s’il gagne son référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE, la question européenne ne sera pas pour autant close au sein du Parti conservateur.

S’il le perd, ajoute-t-il, il y laissera sa place de chef du gouvernement, placera son pays dans une position intenable et plongera l’UE dans une crise dont elle aura du mal à se remettre.

Pour le journal, le vrai problème du gouvernement britannique est qu’il n’a plus grand-chose à demander, la Grande-Bretagne bénéficiant déjà d’un statut taillé sur mesure : elle n’est pas dans l’euro, dans Schengen et dans la défense européenne commune, ne prend que ce qui l’intéresse en matière de politique migratoire et sécuritaire ou encore a obtenu des garanties pour que l’Union bancaire ne nuise pas à la City.

En Suisse, les journaux s’interrogent sur les chances d’une relance des négociations de paix intersyriennes et sur la possibilité d’un compromis au sommet européen de jeudi concernant la crise des réfugiés.

Sous le titre ‘Syrie: une lueur d’espoir à Genève », la Tribune de Genève estime que la cessation des hostilités n’est pas pour demain bien que les signataires de l’accord de Munich s’étaient donné une semaine pour obtenir une trêve.

‘La seule lueur d’espoir pourrait venir de Genève où l’on travaille à remettre enfin les acteurs clés du conflit autour de la table des négociations », relève l’éditorialiste.

Le 24Heures souligne que des voix s’élèvent pour dénoncer le manque de leadership des Etats-Unis face à l’intensification et l’internationalisation de la guerre en Syrie, alors que c’est le jeu de la Russie qui était le plus sujet à spéculations.

Au même moment, note le journal, la controverse sur les frappes aériennes en cours illustre à quel point Moscou se met en péril en soutenant militairement le régime de Bachar Al-Assad.

Abordant le sommet européen de jeudi, Le Temps fait observer que la chancelière allemande Angela Merkel apparaît lâchée au sein de l’UE à la veille d’une réunion clé pour tenter de résoudre la crise des réfugiés.

En Allemagne, la presse focalise aussi son attention sur le sommet européen qui sera consacré notamment à la crise des réfugiés.

Les dirigeants européens font face à une véritable crise qui ne peut être résolue sans un consensus, écrit Badischen Neuesten Nachrichten qui estime que les Etats membres de l’UE pêchent par leur manque de solidarité en privilégiant les intérêts nationaux à ceux de l’Europe.

Frankenpost indique pour sa part que l’UE, au-delà du fait d’être une puissance économique, elle constitue aussi une communauté de valeurs et une région qui œuvre pour la paix et la stabilité, notant que le conflit qui l’oppose à la Russie ne saurait saper le projet européen.

Son confrère Kolner Stadt-Anzeiger se fait l’écho de la déclaration gouvernementale présentée hier par la chancelière allemande Angela Merkel au Parlement, faisant observer que le message principal de cette déclaration est que le gouvernement est déterminé à poursuivre sa politique en matière de gestion de la crise des migrants.

Sudwest-Presse relève de con côté que la chancelière allemande, qui subit depuis très longtemps d’énormes pressions au sujet de la crise des réfugiés, doit honorer ses engagements en la matière avant les élections locales du 13 mars, en particulier la diminution continue du nombre des migrants.

En Espagne, les principaux quotidiens s’intéressent particulièrement aux négociations entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et la formation de centre droit Ciudadanos pour parvenir à une formule permettant la formation d’un gouvernement de coalition.

La Razon indique que les dirigeants des deux formations politiques se sont dit persuadés de pouvoir atteindre un accord définitif avant mardi prochain, précisant que les négociations entre les deux parties ont connu ces derniers jours des progrès significatifs.

Dans le même sens, ABC rapporte les propos du porte-parole du PSOE au sein du Congrès des députés, Antonio Hernando, qui a reconnu l’existence de certains désaccords entre les deux partis, estimant toutefois que ces divergences seront facilement surmontées dans les jours à venir.

Quant à El Mundo, il écrit que les dirigeants du PSOE et du Ciudadanos ont exprimé leur soutien à la mise en place d’une loi permettant la suspension des fonctionnaires publics impliqués dans des affaires de corruption, ajoutant que d’autres réformes concernant le secteur de la justice seront également proposées par les deux partis.

Son confrère El Pais se fait l’écho des déclarations du leader socialiste et ancien président du gouvernent espagnol, Felipe Gonzalez, qui a demandé au chef du Parti populaire, Mariano Rajoy, de soutenir l’investiture du secrétaire général du PSOE, Pablo Sanchez, à la tête de l’exécutif espagnol.

Par ailleurs, les soupçons de blanchiment d’argent qui pèsent sur la succursale de la banque chinoise ICBC en Espagne et le durcissement des règles de l’abattage rituel aux Pays-Bas retiennent l’attention de la presse.

Dans un article intitulé ‘la plus grande banque au monde soupçonnée de blanchiment d’argent », De Volkskrant jet la lumière sur l’affaire de blanchiment d’argent révélée par le service des fraudes spéciale de la police espagnole suite à une perquisition mercredi à la banque commerciale chinoise ICBC à Madrid.

La banque internationale d’actifs est soupçonnée de blanchiment d’argent d’un montant de 300 millions d’euro, écrit le journal, faisant état de cinq arrestations dont le directeur de la succursale espagnole.

L’AD souligne que la perquisition intervient à l’issue d’une enquête internationale sur les pratiques frauduleuses de l’ICBC, ajoutant que les fonds blanchis proviennent notamment d’hommes d’affaires chinois. ‘Le gouvernement durcit les règles de l’abattage rituel » titre son confrère NRC qui indique que le ministère délégué aux affaires économiques a décidé de durcir les règles relatives à l’abattage Halal et casher.

L’exécutif n’ira pas jusqu’à interdire ce mode d’abattage comme le recommande le régulateur national, ajoute le journal, mais souhaite un étiquetage clair de ces produits, la limitation de la viande halal et casher aux communautés religieuses et l’interdiction de l’exportation de ces produits, selon la publication.

En Italie, les quotidiens mettent l’accent sur la décision des chefs des groupes parlementaires au sénat de reporter l’examen d’une proposition de loi controversée sur les mariages des couples de même sexe, à la demande du Parti Démocrate (PD) à l’origine de cette initiative.

Sous le titre ‘Unions civiles, la loi dans le chaos », le journal ‘La Repubblica » écrit que cette proposition de loi en discussion au Sénat a subi un coup d’arrêt et son examen a été reporté d’une semaine après la décision annoncée mardi par le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de ne plus soutenir ce projet.

‘Il Messaggero » écrit, pour sa part, que ‘la bagarre se poursuit au sénat sur les unions civiles et les discussions ont été reportées à mercredi prochain ». Ce report intervient sur demande du PD pour ‘engager une réflexion sur la question et nouer des alliances politiques », ajoute le journal.

Au moment au le principal allié du PD au sein de la coalition gouvernementale, Angelino Alfano, chef du parti Nouveau centre Droit (NcD) estime que ce report est ‘une victoire du bon sens », le Premier ministre, Matteo Renzi insiste, lui, que cette loi sera votée sans modifications réclamées par son allié sur la question des adoptions d’enfants par les couples du même sexe.

Son confrère ‘Corriere della Sera » indique que le M5S a opéré un revirement inattendu et a accueilli par surprise le PD en annonçant sa décision de ne plus soutenir cette loi.

Selon le journal, la sénatrice Monica Cirinna, promotrice de cette proposition de loi, s’estime ‘trahie » par une frange de son parti et par le M5S déclarant qu’elle avait eu tort de ‘faire confiance en eux ».

 

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