Le public gadiri a eu rendez-vous, mardi, avec la projection de court et long métrages marocains et d’ailleurs, en compétition dans le cadre de la 16è édition du Festival international « Cinéma et Migrations » (FICMA), organisé sous la Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Au second jour de cette manifestation internationale, le public a découvert une série de 4 court-métrages et de 2 long-métrages en lice dans la compétition officielle, d’une durée comprise entre 08 et 30 minutes chacun, ayant envoûté les cinéphiles et amateurs du 7ème art dans un cadre cinématographique traitant de la thématique de de la migration de différentes approches.
Il s’agit des long-métrages « Raphael » du réalisateur Ben Sombogaart (Pays-Bas, Croatie et Belgique), et de « Yao » du réalisateur franco-belge Philippe Godeau, ainsi que des court-métrages « Inak » de la réalisatrice marocaine Siham El Alaoui, de « Lahchouma » du réalisateur franco-marocain Achraf Ajraoui, de « Mama Lova » du réalisateur français Jef Taver, et de « Fatiya » de la réalisatrice française Marion Desseigne-Ravel.
Le long-métrage « Raphael », qui raconte en 105 minutes, l’histoire d’un jeune tunisien, marié à une coiffeuse Kimmy, contraint par le printemps arabe à fuir en Europe, mais qui termine son voyage à Lampedusa comme prisonnier et immigré illégal, est sans doute celui qui a marqué le plus les spectateurs.
Le réalisateur néerlandais, Ben Sombogaart, a expliqué, après la projection, avoir essayé de « mettre en évidence la question des migrations, qui est devenue une préoccupation pour de nombreux jeunes, en particulier à la lumière des conflits et guerres que connaissent leurs pays et ce, dans le cadre d’un drame romantique sur deux amoureux qui font leur possible pour être ensemble quand leur enfant Raphael naitra ».
« C’est une histoire pleine de suspense sur les frontières, les rêves, la persévérance, et l’amour, au-delà de la bureaucratie, les frontières et même les murs de la prison », a-t-il relevé, exprimant sa joie d’avoir participer à ce « rendez-vous cinématographique internationale important ». Par ailleurs, le film franco-sénégalais « Yao », qui raconte en 104 minutes, l’histoire d’un jeune garçon de 13 ans, prêt à tout pour rencontrer son héro: Seydou Tall, un célèbre acteur français d’origine sénégalaise invité à Dakar pour promouvoir son nouveau livre, a été bien acclamé par le public, qui a apprécié ses détails tricotés avec grande précision. Pour réaliser son rêve, le jeune Yao organise sa fugue et brave 387 kilomètres en solitaire jusqu’à la capitale. Touché par cet enfant, l’acteur décide de fuir ses obligations et de le raccompagner chez lui. Mais sur les routes poussiéreuses et incertaines, Seydou comprend qu’en roulant vers le village de l’enfant, il roule aussi vers ses racines.
Outre les films en lice, le public gadiri était en rendez-vous avec le film marocain « Masood Saidia et Saadan », projeté dans le cadre de la rubrique « Panorama ». Ce long-métrage raconte en 140 minutes l’histoire de Masood, qui part à la recherche de son passé à sa sortie de la prison, après plus de 15 ans d’incarcération.
Le réalisateur du film, Brahim Chikri, a réussi à attirer l’attention du public venu nombre, au cinéma Rialto d’Agadir pour suivre cette projection, notamment à travers les performances impressionnantes d’une pléiade d’acteurs marocains talentueux, dont Kalila Bounailate, Aziz Dadas, Rafik Boubker, Mohamed Khayari, Omar Lotfi, Abdelrrahim Elmaniari, Fatima Zahra Slimani, Abdelkhalq Fahid et bien d’autres.
Le public du FICMA est toujours au rendez-vous avec de nombreuses rencontres, ateliers et Master Class, encadrées par des professionnels du cinéma marocain et étranger et abordant les plus grands enjeux cinématographiques. Ce rendez-vous annuel artistique et culturel, qui se poursuit jusqu’au 14 décembre, vise à mettre en évidence la diversité du cinéma marocain, aussi bien au niveau des films produits au Maroc, que ceux produits par les Marocains du monde, notamment à travers la thématique de la migration.
Le FICMA est organisé en partenariat avec le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, le Centre cinématographique marocain (CCM), le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), la Wilaya de la région Souss-Massa, le Conseil régional de Souss-Massa, la préfecture d’Agadir Idda Outanane et le commune d’Agadir.