Saad Lamjarred est décidément dans la tourmente. Le chanteur marocain a été arrêté et placé en garde à vue le mercredi 26 octobre dans un commissariat parisien du 17e arrondissement, à la suite d’une plainte pour « agression sexuelle avec violence ».
Selon Le Monde, qui cite une source judiciaire, « une plainte a été déposée par une jeune fille âgée de 20 ans de nationalité française qui s’est dite victime d’une violente agression à caractère sexuel ».
La présumée victime aurait réussi à prendre la fuite de la chambre de Saad Lamjarred pour se réfugier à la réception de l’hôtel Marriott des Champs-Elysées où il résidait. Selon Le Parisien, Saad Lamjarred était ivre au moment de son interpellation.
Mais que risque le chanteur, si les chefs d’accusations sont avérés?
Selon les articles 222-27 à 222-30 du code pénal français, une agression sexuelle est définie comme « un acte à caractère sexuel sans pénétration commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ».
Est également considéré comme une agression sexuelle « le fait de contraindre une personne par la violence, la menace ou la surprise à se livrer à des activités sexuelles avec un tiers ».
La peine encourue est de cinq ans de prison, assortie d’une amende de 75.000 euros (environ 800.000 dirhams). Cette peine peut être augmentée jusqu’à dix ans si l’agression est commise avec une ou plusieurs circonstances aggravantes (par exemple si l’acte a été commis sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants).
C’est l’avocat Brahim Rachidi qui, avec deux confrères parisiens, a pris en charge l’affaire. Selon lui, celle-ci a été « gonflée par certains médias », indique-t-il, rappelant le principe de présomption d’innocence, et se disant convaincu de son innocence.
Ce n’est pas la première fois que le chanteur fait l’objet de tels chefs d’accusation. En 2010, il a été accusé par une Américaine de l’avoir agressé physiquement et sexuellement. La plaignante l’accusait également d’avoir fui les Etats-Unis vers le Maroc afin d’échapper à la justice.
L’affaire a ressurgi en mai 2016, lorsque la victime a découvert son présumé agresseur sur Youtube, dans sa vidéo “Lm3llem”. A l’époque des faits, le chanteur de 31 ans était encore un inconnu du grand public et sillonnait les petits bars de Brooklyn dans le but de se faire connaître.
