Culture

L’artiste Abdelaziz Lourhraz Mettre de l’engrais dans ses œuvres

Saoudi El Amalki

Le peintre plasticien expose à Rabat. Comme à son accoutumée, il fait parler des derniers chef-d’œuvres qu’il a enfantés avec amour et raffinement. Son exposition d’art plastique à la galerie de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l’éducation et de la formation à la capitale du royaume, était inaugurée ce soir de vendredi 4 octobre, à la veille de la journée mondiale de l’enseignant qui coïncide avec le 5 de ce mois de chaque an. Après sa sublime série, baptisée « Résonance » qui a eu un succès retentissant sur le plan trouvailles créatives, messages émis aux récepteurs et affluence de visiteurs, cette fois-ci encore, le plasticien Abdelaziz Lourhraz propose au grand public connaisseur des arts plastiques, une nouvelle collection inédite et splendide.

Tout auréolé d’intituler cette constellation de merveille : « Remémoration », il fait régaler les foules de critiques d’art, d’artistes, d’intellectuels mais aussi l’ensemble des amateurs et profanes de l’art noble dans son entièreté. Ayant acquis une longue expérience en matière d’art du pinceau, car durant son éloquent parcours, il mûrissait au fil du temps pour devenir l’un de cette génération de plasticiens talentueux de renommée nationale voire universelle. Cette dernière palette de joyaux artistiques illustre bien son mûrissement, à travers une belle escapade dans la remémoration nostalgique de son existence. Dans cet échantillonnage, il concilie de manière sublime et voluptueuse l’abstrait et le figuratif, par le biais du coup de faisceau qui renvoie tantôt à son chanteur de prédilection en l’occurrence le défunt Farid Al Atrach, tantôt à avènement gravé dans sa mémoire.

Tout cet éventail de fluctuations qui fascinent et façonnent sa vie l’incitent à en sortir des orfèvreries créatives où la magie de les couleurs veloutées et les mouvements ondulatoires conditionnent ses airs rêveurs à travers l’histoire de son vécu depuis l’enfance à la phase de sa maturation, en passant par les diverses étapes de recherche assidue et persévérante dans les méandres de sa vie.

En contemplant ses présents toiles, on ressent bien cette mutation par rapport à ses anciens essais de l’expérimentation artistique, mais également la sérénité guillerette porteuse de beaucoup d’interpellations sur la multitude de questions existentielles. Le peintre a opté pour la révolte du fond de ses tripes pour en afficher ses sensations et perceptions de son entourage pluriel. C’est autant dire que son le reflet endogène vers l’illustration exogène imprime à sa production artistique tout cette complicité passionnelle de l’art entre l’auteur et le contemplateur. La contagion exercée à travers le tableau, fait agiter l’hypnose entre les deux locuteurs, par la trouvaille émotive.

L’art c’est donc le moment où l’artiste et le visiteur de l’exposition communient à travers l’œuvre. Pablo Picasso, l’artiste ibérique et le faiseur de la fameuse Guernica qui a secoué le monde disait à ce propos : « Je n’évolue pas, je suis. Il n’y a, en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent, ne le sera jamais! ». A travers cet assortiment d’œuvres que suggère à présent, il transmet l’invitation à tout ce beau monde en quête du partage et de la passion en communion et en symbiose.

L’ambiance visuelle se dégagent des œuvres où se côtoient de façon harmonieuse et fine l’abstraction et la figuration, tout en créant une sorte de pacification de l’âme. A voir ce recueil d’art plastique que met en œuvre le peintre, une impression de paix profonde se faufile dans le fond des masses publiques et en particulier des observateurs affûtés dont le flair critique est vivement éveillé face à ces prodigieux bijoux. La semence que plante le peintre dans ses esquisses artistiques incite à la régénération et fécondité par la fertilité de la graine ensemencée.

Ce qui fait toujours la force et la pertinence du plasticien Abdelaziz Lourhraz, encore davantage, dans son actuel gamme phosphorescente. Vincent Van Gogh, l’illustre impressionniste néerlandais disait à cet égard : « Réaliser des esquisses revient à planter des graines pour faire pousses des tableaux ! ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *