Saoudi El Amalki
La seconde édition du carnaval mondial d’Agadir se déploie telle une tradition de haute portée festive et patrimoniale, dans la mesure où elle concilie en liesse et allégresse les expressions du passé et les novations en vogue. Érigée en moment fastueux à merveille, cette festivité est en passe de s’incruster dans les vaisseaux d’une contrée festoyante avec la communauté des aïeux à l’histoire jonchée de son gisement identitaire.
Cette année encore, on a mis lors de la cérémonie inaugurale, la dragée haute à travers des inventions somptueuses, pétrira de parures, de couleurs et de mouvements attractifs. Depuis le splendide parking souterrain qu’on vient de mettre gracieusement au service aux estivants de la cité balnéaire prisée au point de chute officiel joliment pavoisé pour la circonstance, en passant par un trajet du boulevard mohammed V, la flopée des carnavaliers, composés d’acteurs de la société civile, ont exhibé leurs inventions pompeuses en grand fanfare.
Tout au long de ce tronçon de cette fameuse avenue, on mettait les bouchées doubles pour célébrer la nouvelle manche dans l’exultation et le ravissement. De part et d’autre de l’artère, la foule monumentale et guillerette prenait d’assaut cet itinéraire, admirative et impressionnée par la diversité et la qualité de ces prestances à la fois traditionnelles et innovantes en symboles et en messages.
Le carnaval l’international d’Agadir aura de bout en bout, crevé l’écran par l’originalité et la sublimité de tous les ingrédients qui se meuvent et s’émeuvent dans un esprit de générosité et de créativité de tous les acteurs, en complicité avec les grandes masses de la rue.
Il faudra donc rendre un vibrant hommage aux stratèges, aux acteurs et aux partenaires de la kermesse populaire qui fait sensation et démontre le haut degré novateur des structures associatives pour lesquelles le carnaval d’Agadir constitue désormais une appartenance, une fierté et une identité… Et la fête continue avec le jaillissement de la 19ème manche du festival de Timitar, au bonheur des résidents de la ville et des visiteurs de l’été.