L’ambiance festive des festivals et autres grands événements raisonne comme un lointain souvenir tant la crise du Covid 19 semble s’éterniser.
Au-delà du manque à gagner en termes de bien-être, le constat est sans appel : les conséquences sur la santé économique de l’événementiel est ravageuse. En témoigne les résultats d’une étude, réalisée par le cabinet VQ à la demande du Groupement professionnel des prestataires de l’événementiel au Maroc
L’heure est grave pour l’industrie de l’événementiel qui subit de plein fouet les conséquences dévastatrices de la pandémie du coronavirus déclarée il y a un peu plus d’une année. Couvre-feu, interdictions de regroupements, confinements et autres mesures restrictives ont eu raison d’un secteur qui depuis plusieurs années connaissait un développement significatif au Maroc.
Si le silence des scènes désertées rend compte du désarroi dans lequel sont embourbés les professionnels du métier qui perçoivent cette impasse « comme la pire conjoncture qu’ils n’aient jamais connue », d’autres signes plus parlants doivent alerter sur l’avenir d’un secteur encore fragile. D’après l’étude, la baisse du chiffre d’affaire des opérateurs de l’événementiels avoisinerait les 75%. Plus d’un tiers des entreprises du secteur auraient optées pour un abandon pur et simple de leurs activités. Les patrons du secteur affirment avoir été contraints de réduire de moitié leurs effectifs et avoir eu recours à un « crédit massif ».
Autre chiffre inquiétant, la « nette tendance » relevée par l’étude de la vente des biens immobiliers et mobiliers pour combler les pertes engendrées par la crise.
Selon cette même étude, bon nombre d’opérateurs du secteur ne doivent leur survie financière qu’à leur famille ou leur environnement proche. 63% des sondés affirment avoir eu recours à l’aide de l’Etat qu’ils estiment néanmoins « insuffisante et non régulière ».
Les professionnel du secteur appelle les autorités à mettre en œuvre des « solutions urgentes » parmi lesquelles l’aide aux salariés, l’exonération des charges, le report des échéances bancaires ou encore l’octroi de crédits sans intérêts.
Par Said AMAZ