Le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a réagi à un rapport du parti marocain libéral (PML) l’accusant « de détournements de deniers publics » au cours de la mise en place des mesures liées aux préparatifs de l’Aïd Al Adha.
Qualifiant d’absurde le contenu de ce rapport, le ministère de l’agriculture exprime, par voie de communiqué, son étonnement de « constater des données erronées et illogiques » et « sa volonté d’éclairer l’opinion publique en apportant des précisions sur l’opération de l’Aïd Al Adha ».
Le département d’Aziz Akhannouch dément l’existence d’une quelconque transaction financière entre la Chambre de l’agriculture et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar), ni avec les associations qui y sont affiliées. Ce qui réfute l’affirmation contenue dans le rapport du PML dans lequel ce dernier estime à plus d’un million de dirhams le montant de « transactions » qui auraient été effectuées, selon lui, « par la Chambre de l’agriculture de Benslimane (région de Casablanca-Settat) au profit d’associations de la Fiviar » en 2014 via un compte bancaire.
D’autres accusations de détournement toujours portées par le PML concernent, par ailleurs, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Le parti de Mohamed Ziane l’accuse de surestimation des prix des boucles jaunes ayant servi de moyen de traçabilité des moutons. Le coût d’achat de ces boucles aurait été de “24 millions de dirhams pour 6 millions de boucles”, or, “le prix d’une boucle à l’unité ne peut dépasser 0,50 centimes”, souligne ce rapport.
Le département de Akhannouch précise, concernant ce point, que le prix de la boucle dans ce rapport relève de l’imaginaire.
Et de préciser que les boucles dont il est question sont soumises « à des critères et des standards attestant de la qualité et à des certificats vétérinaires et descriptions enregistrées auprès des douanes ».
La même source ajoute que le budget inclut « non seulement l’acquisition des boucles mais aussi la mise en place des systèmes de traçabilité, de recensement du cheptel et d’inventaire des éleveurs ».
Fustigeant ces allégations, le ministère estime que le rapport du PML vise à « réduire les efforts consentis dans le cadre de cette opération » par le département et ses partenaires.
