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Le niet de l’Agence urbaine: Un clou de plus au cercueil du projet Agadir Land 

Nouveau clou dans le cercueil d’« Agadir Land/Agadir Camp ». L’Agence urbaine vient de  notifier un avis défavorable, un de plus, à ce projet. Outre le caractère sismique du site, l’on parle aujourd’hui de nouveaux éléments inhérents aux propriétaires réels du foncier. Un état des lieux qui trahit une certaine confusion très préjudiciable à l’heure où l’on parle de volonté d’améliorer le climat des affaires dans la région. 
L’avis de l’Agence urbaine repose sur le Schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Agadir qui classe le site choisi dans une zone à forte sismicité, ce qui corrobore l’avis émis plus tôt par le Laboratoire public d’essais et études (LPEE).
Le silence de l’Agence Urbaine, dont les représentants ne pouvaient s’exprimaient auparavant à cause de la situation exceptionnelle qu’a connue cette administration dernièrement, ainsi que l’hésitation, pour ne pas dire le cafouillage, dont a fait preuve le Centre régional d’investissement, ont mis dans l’embarras les autres institutions concernées au niveau régional.
Rappelons-le, l’avis du LPEE n’a été émis qu’à l’issue de la présentation des conclusions du Schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Agadir selon lesquelles la zone située entre Agadir Oufella et l’ancien Talborjt sont des terrains non constructibles.
Ce long silence soulève bien des interrogations quant au rôle de l’Agence chargée des études nécessaires à l’établissement des schémas directeurs d’aménagement urbain et du suivi de l’exécution des orientations qui y sont définies.
Aussi, la polémique suscitée par l’autorisation ou non du projet a nui au climat des affaires dans la région. L’ambigüité de la position des administrations en charge de conseiller et d’accompagner les investisseurs, est inadmissible pour des organes censés agir de façon coordonnée et homogène.
Suite à cet avis claire de l’Agence, la wilaya d’Agadir serait-elle en mesure de donner l’ordre d’arrêter les travaux  entamés par le promoteur? Le président du Conseil communal d’Agadir serait-il en mesure de retirer ce qu’il a appelé « autorisation partielle » accordée au projet ?
Sa dernière sortie juste immédiatement après l’avis formulée par l’Agence urbaine est pour le mois déconcertante. Son parti-pris en faveur du projet cache mal son désarroi devant son entière responsabilité dans les pertes occasionnées pour l’investisseur.
Car cet avis suscite des interrogations quant à la partie ou les parties à qui incombera la responsabilité de rembourser les sommes investies et qui s’élèvent, à en croire le porteur du projet, à plus de 15 millions de dirhams.
Ce dossier révèle bien la triste réalité du climat des affaires dans la région car elle met à nu un certain manque de coordination entre les différents acteurs institutionnels chargés de faciliter l’acte d’investir mais aussi une certaine incompétence d’organes censés jouer le rôle d’accompagnement et de conseils aux porteurs de projets.

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