Le choix de la Chine provoque un sentiment d’inquiétude chez les partenaires occidentaux du Maroc. Confier la LGV reliant Marrakech à Agadir aurait des retombées financières et géopolitiques conséquentes sur le royaume.
Pour le Maroc, opter pour la Chine revient à réduire la facture de moitié et à bénéficier de prêts à taux avantageux, contrairement aux prestataires occidentaux, en particulier français, dont la facture du TGV Tanger- Casablanca avait avoisiné les 3 milliards d’euros.
Sur le plan géopolitique, le royaume envisage de rejoindre la route de la soie, la voie garante vers le développement commercial dont font partie plusieurs pays aussi bien européens, asiatiques que du Moyen-Orient.
D’autre part, autant la France est intéressée par l’aspect financier de la transaction et son impact sur les relations économiques entre les deux pays, autant les États-unis s’intéressent à l’aspect géopolitique et ne seraient pas contre une mise à l’écart de la Chine de ses bases géostratégiques dans le monde.