Lufthansa, premier groupe aérien en Europe, a fait part, jeudi, de son intention de supprimer 16% de son effectif, soit 22.000 emplois dans le monde, à cause des problèmes économiques liés aux conséquences de la pandémie de coronavirus.
« Nous allons avoir 22.000 postes équivalent temps plein en moins au sein du groupe Lufthansa, dont la moitié en Allemagne », a indiqué le groupe, qui dit vouloir éviter, « dans la mesure du possible », des licenciements secs, grâce à des mesures de « chômage partiel » et des accords négociés avec les syndicats.
Pour le groupe, qui compte 135.000 salariés dans le monde, « la demande dans le trafic aérien va visiblement reprendre très lentement », notant qu’il envisage également de se séparer de 100 avions, sur les 763 appareils de sa flotte.
« Sans une réduction significative des coûts de personnels pendant la crise, nous gâcherons la possibilité d’un meilleur redémarrage, et risquons d’affaiblir Lufthansa », a expliqué Michael Niggemann, responsable des ressources humaines au conseil exécutif du groupe.