Les effets « néfastes » de la crise sanitaire engendrée par la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) ont réaffirmé « l’impératif » de revoir les choix socio-économiques, particulièrement « la politique d’austérité prévalant dans la gestion des secteurs vitaux », a estimé, vendredi, le secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik.
Ces choix « sont restés longtemps otages des diktats des institutions financières internationales, à travers l’adoption de la politique d’austérité dans la gestion des secteurs vitaux », a souligné M. Moukharik dans un discours transmis en « live » sur les réseaux sociaux à l’occasion de la Fête du Travail (1er mai), en raison de l’interdiction des rassemblements publics en vertu de l’état d’urgence sanitaire.
Tout en « prenant acte de la politique proactive » suivie par le Royaume pour juguler les répercussions du Covid-19, M. Moukharik a considéré que le gouvernement est appelé à « repenser les approches suivies dans le traitement des problématiques structurelles, qui sont en cause dans les mauvais classements de notre pays en termes d’indicateurs de développement ».
Pour ce faire, il faut ériger la santé, l’enseignement et tous les autres secteurs sociaux en « priorité nationale », a insisté M. Moukharik, exhortant le gouvernement à « jouer pleinement son rôle dans la dynamisation de l’économie nationale sur des bases solides en vue de garantir son indépendance, lutter contre les disparités sociales et garantir l’égalité et la dignité par la répartition équitable des richesses ».
Le secrétaire général de l’UMT a, d’autre part, invité « le gouvernement et les autorités publiques à œuvrer pour le respect des droits des travailleurs et des libertés syndicales et à renforcer les moyens de contrôle pour dissuader certains employeurs de profiter de la crise pour licencier leurs salariés ».