La Bulgare âgée de 66 ans, ancienne directrice générale de la Banque mondiale, devient la seconde femme à prendre la tête du Fonds monétaire international.
La Bulgare Kristalina Georgieva est devenue officiellement mercredi la seconde femme à être nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé le conseil d’administration de l’institution de Washington. Kristalina Georgieva arrive avec pour premier objectif d’aider les pays membres à faire face au ralentissement économique.
« Je prends mes nouvelles fonctions en étant consciente des gros défis à relever. La croissance économique mondiale continue de décevoir, les tensions commerciales persistent, et le fardeau de la dette s’alourdit dans beaucoup de pays », a déclaré Kristalina Georgieva, citée dans un communiqué. « Dans ce contexte, ma priorité immédiate à la tête du FMI sera d’aider des pays membres à minimiser le risque des crises et à être prêts à faire face au ralentissement économique », a-t-elle ajouté. Son mandat démarrera le 1er octobre pour une durée de cinq ans.
I am honored to have been selected as the Managing Director of @IMFNews. I look forward to joining the IMF’s committed staff in serving our 189 member countries. Together, we will work to build stronger economies and improve people’s lives everywhere.
— Kristalina Georgieva (@KGeorgieva) September 25, 2019
Seule candidate en lice
Kristalina Georgieva, qui était la directrice générale de la Banque mondiale, était la seule candidate en lice. Agée de 66 ans, elle avait bénéficié, à la dernière minute, d’un changement de statut du Fonds, relatif à la limite d’âge, pour rendre valide sa candidature. Économiste de formation, elle remplace Christine Lagarde qui a démissionné pour aller présider la Banque centrale européenne (BCE). Outre le ralentissement de l’économie mondiale, la crise économique argentine sera probablement l’un des dossiers les plus épineux à court terme pour Kristalina Georgieva.
Les critiques se sont en effet multipliées ces dernières semaines à l’encontre du FMI qui a accordé l’an passé un prêt record de 57 milliards de dollars au pays en difficultés. Le Fonds a déjà déboursé 44 milliards de dollars en échange d’une cure d’austérité budgétaire mais Buenos Aires a demandé un rééchelonnement de sa dette, ce qui fait douter de ses capacités à rembourser, semblant renouer avec un scénario connu. Des réunions techniques se déroulent d’ailleurs actuellement au sein même du FMI en présence des autorités argentines.