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Pacte mondial sur la migration: Focus à Agadir sur la mise en oeuvre des engagements 

Les engagements pris dans le cadre du Pacte mondial sur la migration ne pourront avoir un impact palpable et réelle sur la vie des enfants et jeunes migrants que s’ils sont mis en oeuvre de manière « systémique et complète », a indiqué l’Ambassadeur, représentant permanent du Maroc aux Nations Unies, Omar Hilal. 

S’exprimant vendredi à Agadir lors de l’ultime session de l’atelier sur les enfants et les jeunes en mouvement, organisé dans le cadre de la coprésidence maroco-allemande du Forum Mondial pour la migration et le développement (GFMD), M. Hilal a souligné qu’il est indispensable que les actions menées dans ce contexte soient en concertation et coordination avec tous les acteurs concernées au niveau du gouvernement, des organisations régionales et sous-régionales, des agences des Nations Unies, des acteurs de la société civile mais également du secteur prive et des enfants et jeunes eux-mêmes.

Dans la capitale du Souss, des représentants de ces différentes parties ont tenté, deux jours durant, d’identifier les enjeux prioritaires pour les enfants et les jeunes en mouvement, tels que les lacunes de protection, l’inclusion sociale, la question de la vulnérabilité ou encore l’accès aux services et au marché du travail.

Ils serviront de plateforme pour échanger des bonnes pratiques et des solutions à même de guider les parties prenantes régionales, nationales et locales dans la perspective du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières devant être adopté à l’occasion de la Conférence internationale sur la migration qui se tiendra à Marrakech les 10 et 11 décembre prochain.

Dans ce sens, le diplomate marocain qui a modéré la session portant sur « Partenariats pour et avec les enfants et les jeunes migrants », s’est félicité de « l’appropriation des jeunes migrants de leur cause et de leurs droits », ce qui rend impératif, selon lui, de les associer dans toute stratégie de promotion et de protection de leurs droits.

Les débats ont été animés par la Comorienne Fatima Alfeine, coordinatrice du groupe africain à l’assemblée générale de l’ONU, la diplomate jamaïcaine Tyesha Turner, le co-fondateur et directeur exécutif de Boot Camp-LB, David Munir Nabti, ainsi que de la represenatnate de l’ONG « Save the children », Daniela Reale.

L’accent a été mis notamment sur les partenariats, les investissements et les mécanismes de suivi nécessaires pour la concrétisation des actions du pacte, du niveau mondial au niveau national.

En marge de cet atelier, un nouveau projet dédié à la promotion des droits des enfants migrants au Maroc a été lancé par le ministère délégué chargé des Marocains résidents à l’étranger et des Affaires de la migration avec l’appui de l’UNICEF et de la délégation de l’Union européenne (UE).

Baptisé « Hijra wa Himaya » (Migration et protection) , ce dispositif d’appui, doté d’un budget de 2,4 millions d’euros, cible 2000 enfants migrants accompagnés et non accompagnés, y compris les enfants victime de traite.

L’UNICEF a, par ailleurs, donné le coup d’envoi de sa campagne mondiale pour la promotion des droits des enfants déracinés visant à promouvoir des attitudes positives envers les enfants réfugiés et migrants, en mettant à profit la passion pour le football notamment à l’occasion de la Coupe du monde de football.

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