Donald Trump a effectué mardi le court déplacement de Jérusalem en Cisjordanie occupée pour rencontrer le président Mahmoud Abbas soucieux d’exposer à nouveau le rêve palestinien d’Etat indépendant à un président américain qui n’a toujours pas précisé ses plans.
Le président américain a été reçu par M. Abbas au palais présidentiel de Bethléem après avoir franchi en convoi par la route le mur érigé par Israël pour « se protéger » des attaques palestiniennes, et le non moins impressionnant checkpoint qui commande l’accès de Bethléem depuis Jérusalem.
Il a ainsi pu embrasser du regard l’une des réalités israélo-palestiniennes les plus frappantes, après avoir fait la veille à Jérusalem ses premiers pas sur le terrain de l’un des plus vieux conflits du monde.
Une grande partie de la ville de Bethléem vit à l’ombre du mur, « barrière de sécurité » pour les Israéliens, « mur de l’apartheid » pour les Palestiniens dont il empoisonne la vie.
Cependant, une grande banderole proclamant en anglais « la ville de la paix salue l’homme de la paix » a été tendue sur la route pavoisée de drapeaux américains menant à la ville, quadrillée par les forces de sécurité palestiniennes.
En Israël comme en Cisjordanie, celui qui ambitionne de présider à l’accord diplomatique « ultime » pourra se convaincre si, oui ou non, faire la paix « n’est peut-être pas aussi difficile que les gens le croient depuis des années », comme il l’a dit en mai devant M. Abbas à la Maison Blanche.
