Une majorité de Marocains y ont cru et n’ont pas manqué de manifester leur colère sur les réseaux sociaux. A leur décharge, il faut dire que nos parlementaires ont une image négative (absentéisme…) auprès du grand public pour qui ces élus jouissent « injustement » de nombreux privilèges.
Certains ont donc interprété les images des médias et relayé l’information selon laquelle, non contents de s’être empiffrés après la cérémonie, ils ont rempli des sacs avec le reste des petits fours et autres douceurs constituant le buffet offert par le Roi.
Accusés d’avoir chargé leurs chauffeurs de les transporter dans leurs voitures, les élus des deux chambres ont donc, logiquement, essuyé la colère de ceux qui les ont portés au Parlement.
Une réaction légitime mais démentie par l’examen attentif des images où l’on voit les « coupables » sortir du parlement en tenue de travail (djellabas et babouches, blouses blanches et même chaussures de sport pour certains) avec des sacs.
Leur accoutrement, proche de celui requis par le protocole lors de l’ouverture de chaque session en présence du Roi, a permis aux accusateurs de conclure qu’il s’agissait de députés et de conseillers.
Des membres de la présidence de la 1ère Chambre et des conseillers de la 2e ont unanimement démenti cette version abondamment colportée sur les réseaux sociaux.
« Face à l’ampleur prise par la diffusion de cette fausse information, les présidents des deux chambres envisagent de publier un communiqué ».
C’est le personnel du traiteur qui a pris sa part du gâteau
« Contrairement à ce qui a été avancé par certains supports, les personnes visibles sur les images n’ont aucun rapport direct ou même indirect avec le travail de l’institution parlementaire.
« Il ne s’agit, en effet, pas de députés, de conseillers ou même de fonctionnaires des deux chambres.
« Ce sont simplement des membres (serveurs …) du personnel du traiteur qui, après avoir débarrassé le buffet, ont récupéré à titre personnel les restes des agapes.
« Il n’y a donc rien de scandaleux dans cette histoire qui a permis aux détracteurs de l’institution parlementaire de se déchaîner et de surfer sur la colère des Marocains », dénonce une source qui préfère rester anonyme.