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Premier League: Leicester, champion humilié en ouverture pour la 1ère fois depuis 1989

Du conte de fées au cauchemar. Champion surprise au printemps, Leicester s’est incliné chez le promu Hull (2-1) samedi lors de la 1ère journée de Premier League, une mésaventure qui n’était plus arrivée à un tenant du titre depuis 1989 et préfigure sans doute les difficultés qui l’attendent cette saison.

En début de soirée, Manchester City s’est lui imposé douloureusement contre Sunderland (2-1). Le style de Pep Guardiola, qui espérait sûrement des débuts anglais plus flamboyants face à David Moyes, commence à se dégager avec une grosse domination récompensée par le 17e but d’Agüero en 2016 (5e, penalty), mais également un jeu à risque en défense sanctionné par l’égalisation de Defoe (71).

Heureusement que McNair a marqué contre son camp (87), poussé à la faute par une équipe dans laquelle les recrues Stones et Nolito étaient titulaires, à la différence du gardien historique Hart ou du milieu Touré.

« C’est une évidence que l’on mérite la victoire », a fanfaronné Guardiola, « mais les premiers matches sont toujours difficiles », a-t-il ensuite justifié. « On aurait dû être un peu plus agressif mais ce genre de choses doivent arriver pour savoir comment être meilleur ensuite », a conclu l’Espagnol, qui a tenu à saluer la performance de ses recrues Nolito et Stones.

Tandis que les Black Cats mettent fin à six matches d’invincibilité, les Citizens s’imposent pour la 5e année d’affilée en ouverture, laissant ainsi aux Foxes la désillusion du jour.

Depuis la claque infligée il y a 27 ans par Manchester United à Arsenal (4-1), aucune équipe sacrée en mai ne s’était en effet inclinée début août. C’est même la première fois que cela arrive en Premier League, compte-tenu de la refonte de l’élite en 1992.

Désemparés, les Foxes de Claudio Ranieri, déjà sonnés il y a six jours par Manchester United lors du Community Shield (2-1), ont cruellement ressenti samedi la douleur qu’ils infligeaient encore à leurs adversaires il y a quelques mois.

Leicester, seulement battu trois fois la saison passée, va maintenant devoir s’employer plus tôt que prévu et, surtout, avant le retour de la Ligue des champions mi-septembre, pour faire mentir cet adage qui dit que souvent la saison qui suit celle d’un titre inattendu est bien plus compliquée à aborder.

« J’ai prévenu mes joueurs que cette année serait plus délicate que la précédente », a d’ailleurs reconnu ensuite Ranieri. « Un nul était peut-être mérité aujourd’hui mais je leur ai dit de rester fort. L’an passé, on a montré qu’on était une très bonne équipe, il faut répéter cela ».

L’équipe des Midlands n’a pourtant pas su gérer des Tigers prudents et sans repères en début de match. Hull connait effectivement un climat tendu avec la vente du club à des investisseurs chinois et des manifestations de supporteurs contre les dirigeants actuels ont eu lieu avant le coup d’envoi. Enfin, Mike Phelan reste, en attendant mieux, un coach intérimaire.

Après quelques ratés de Vardy, Mahrez and co., Hull, dont l’effectif est maigrichon, a réussi à ouvrir le score juste avant la pause par un ciseau spectaculaire de Diomande (45+1).

Grâce à un penalty généreux au retour des vestiaires, Mahrez a égalisé (47). Mais Leicester, dont le jeu offensif est toujours aussi emprunté, n’a pas réussi à capitaliser sur ce coup du sort favorable.

Et le pire est arrivé pour Ranieri quand Snodgrass a redonné l’avantage (57).

Les Foxes, avec un Vardy invisible devant et le capitaine Morgan fébrile derrière, n’ont rien montré du champion historique qu’ils étaient au printemps. Autre infamie: ils sont également les premiers depuis 2012 à s’incliner en ouverture face à un promu.

« Ils ont mieux joué », a constaté, dépité, Ranieri, qui a prolongé cette semaine jusqu’en 2020. « On a fait des efforts incroyables mais individuellement, pas en équipe. On est devenu nerveux. Il va falloir analyser nos erreurs pour savoir d’où elles viennent ».

L’histoire dira maintenant rapidement si l’improbable Hull peut être l’une des révélations de la saison et rêver d’un avenir « à la Leicester ».

Tottenham, 3e en mai, a lui juste évité le pire en concédant le nul (1-1) chez Everton, revigoré par l’apport de Ronald Koeman sur le banc. La victoire fuit désormais les Spurs depuis trois matches.

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