Plusieurs mois après la fin de la période de franchise, la loi 88.13 qui stipule la mise en conformité des sites d’informations aux standards de l’exercice de la presse au Maroc n’est toujours pas entrée en vigueur. Pire encore, ce processus donne aujourd’hui lieu à des pratiques frauduleuses de la part de certains « journalistes » sans scrupules qui monnayent leurs cartes de presse en contrepartie de grosses sommes d’argent afin de maintenir opérationnels certains sites.
D’après nos sources, des journalistes véreux qui exercent dans différents organes, tant publics que privés, mettraient leurs cartes à disposition des propriétaires de ces sites anarchiques pour compléter leurs dossiers « conformes », en contrepartie de pot-de-vin pouvant aller jusqu’a 30.000 DH.
Ils vont parfois jusqu’a reproduire cet acte illégal au profit de plusieurs « sites » en exploitant les failles du système, avec notamment l’absence d’une coordination entre les différents procureurs généraux du Roi à travers le Maroc, indique-t-on de mêmes sources.
Dans des déclarations à machahid.info et telegramme.info, nombre de professionnels ont exhorté le ministère de la communication à enquêter sur ce scandale qui porte un coup dur à l’image de la profession et traduit rien moins qu’un mépris total pour la loi et la probité du système judiciaire.
Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) qui ne cessent de militer pour que la loi 88.13 entre en vigueur sans plus tarder, sont tout aussi invités à faire barrage à ces actes frauduleux et à dénoncer leurs auteurs.
Ces actes mafieux de la part de journaux corrompus constituent un autre signe du malaise que connait le monde de la presse au Maroc.