La Chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé a refusé, dans le cadre de la poursuite du procès des accusés dans les événements de Gdim Izik, d’accorder une expertise médicale internationale aux mis en cause pour son caractère illégal tout en répondant à la demande de leur défense, dans le respect de leur droit, pour présenter leurs conclusions sur les rapports des expertises pratiquées au cours de la précédente audience.
Lors de l’examen des rapports d’expertises médicales pratiquées sur les accusés en détention, auxquelles 5 autres mis en cause ont refusé de s’y soumettre sous prétexte qu’ils souhaitent une expertise internationale, la défense des accusés a présenté une demande en vue de disposer d’un délai pour examiner cette requête, a indiqué, jeudi soir, le procureur général du Roi près la Cour d’appel à Rabat, Hassan Daki, dans une déclaration à la presse.
Le parquet et la défense de la partie civile ont rejeté cette demande d’expertise médicale internationale, présentée lors des audiences précédentes, compte tenu de l’absence d’un fondement juridique dans le Code pénal marocain, de plus elle constitue une atteinte à la souveraineté nationale, a dit M. Daki.
Il a également fait savoir qu’à la fin de l’audience, la Cour a décidé de reporter au 05 juin prochain l’examen de l’affaire en ordonnant au greffier d’informer les accusés du déroulement de cette audience, qui a connu la présence des accusés poursuivis à l’exception de quatre d’entre eux dont le tribunal a reçu des certificats médicaux rédigés par le médecin de l’institution pénitentiaire.
Cette audience du procès a été, également, marquée par la comparution des deux accusés poursuivis en état de liberté, des témoins, notamment les rédacteurs des procès-verbaux, des avocats commis d’office par la Cour pour assurer la défense des accusés, dans le cadre de l’assistance judiciaire et de la défense de la partie civile, alors que les autres accusés en détention ont boycotté ce procès en refusant d’assister à ses audiences pour comparaître devant le tribunal, a souligné le procureur général.
La Cour a, par la suite, décidé de poursuivre l’examen du procès en leur absence, conformément aux dispositions de l’article 423 du code pénal et de les informer des suites du procès au terme de l’audience, via le greffier, et de rédiger un procès-verbal à ce sujet, a-t-il ajouté.
En exécution de l’ordre de la Cour, le greffier s’est rendu au lieu de détention des accusés pour la lecture du PV, une tâche qu’il a accomplie au profit de 8 accusés alors que 9 autres ont refusé de l’écouter, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il s’est également rendu à la prison où se trouvaient les 4 accusés qui se sont absentés de l’audience pour les informer aussi des suites du procès.
