L’égalité des citoyens devant la loi est ancrée dans la constitution marocaine. Ce principe qui fait partie des droits fondamentaux de l’homme, est l’un des valeurs incontournables qui définissent un Etat de droit. Toutefois, la réalité est encore loin d’obéir à l’énoncé de la constitution au vu de la multitude de plaintes notamment pour abus de pouvoir qui demeurent sans suite, ce qui pose la question de l’efficience des services de sécurité et de la justice.
Parmi les exemples saillants de cette réalité figure l’affaire qui a fait l’objet de plusieurs articles de nos confrères de Machahid portant sur les plaintes visant un trio impliqué dans un scandale de fraude et de détournement de fonds.
« Il semble que la police judiciaire d’Agadir soit toujours incapable d’appliquer les instructions du ministère public pour entendre l’influent trio, dont le scandale est désormais connu de tous », écrit notre confrère arabophone.
Citant ses sources propres, Machahid rapporte que l’investisseur juif « J.O. » aurait fui le Maroc vers le Canada pour rejoindre son épouse qui avait déjà quitté le territoire national suite aux plaintes déposées contre elle suite aux transferts illicites d’argents à la faveur de transactions effectuées par le biais des agences de voyages opérant avec les hôtels dirigés par le couple à Agadir.
Le journal a appris en outre que la perception d’Agadir a saisi le parquet suite à un chèque sans provision d’une valeur de plusieurs millions de dhs émis par ce même opérateur hôtelier. La justice parviendra-t-elle à rattraper les deux mis en cause surtout qu’il s’agit de deniers publics et d’argent dû aux caisses de l’Etat?.
L’opinion publique s’interroge, par ailleurs, sur la disparition soudaine de la dénommée « chrifa » depuis l’éclatement à Mohammedia d’une autre affaire de fraude et d’abus au nom d’une prétendue proximité avec des parties influentes au sein de l’Etat.
Cette dame cherche-t-elle aujourd’hui à éviter à ce que n’éclate au grand jour sa relation avec le trio d’Agadir d’autant plus qu’elle gère la plupart de ses activités et contrats avec ces mêmes personnes ainsi qu’avec des institutions bancaires, à partir de Mohammedia, via le notaire « Rouibeh », d’après le même portail électronique.
Cette affaire qui défraie la chronique ne semble pas avoir révélé tous ses secrets. A charge pour les services de sécurité et la justice de mener à bien leur mission en vue d’un procès qui fera éclater au grand jour tous les tenants et aboutissants.
