https://www.youtube.com/watch?v=yWPsSWzUQO8
Avant leur radicalisation, les deux hommes menaient une vie de fêtards à Bruxelles. Deux de leurs anciens amis ont décidé de témoigner.
Salah Abdeslam suspecté d’avoir activement participé aux attentats de Paris et son frère Brahim, kamikaze des attaques du 13 novembre, étaient « sympas ». C’est en tout cas comme cela que les décrivent deux de leurs amis, qui les ont filmés il y a un peu plus d’un an, le 8 février 2015, dans un club de Bruxelles. Dans la vidéo on découvre les deux hommes dansant sur la piste, entourés de jeunes femmes. Diffusée sur CNN elle a été prise seulement quelques mois avant les attentats de Paris. Elle vient corroborer ce que l’on savait déjà des deux frères qui tenaient un bar à Molenbeek.
Sur ces images, on a un aperçu de leur vie avant leur radicalisation, même s’il n’est pas exclu qu’elle était déjà amorcée, et que les deux frères s’employaient à la cacher. Deux de leurs amis, qui ont choisi de témoigner sous couvert d’anonymat, décrivent deux hommes qui « aimaient la vie » et « s’amusaient beaucoup ». Selon eux, Brahim était très intelligent. L’un d’entre eux décrit Salah Abdeslam comme quelqu’un de drôle, avec qui on pouvait s’amuser et qui était un peu un « homme à femmes ». Les deux amis, qui assurent avoir rencontré les frères Abdeslam en 2011, expliquent que la radicalisation des deux frères s’est faite « petit à petit » soulignant ne pas avoir été informés de quelconques activités en lien avec le terrorisme. Quelques semaines après la vidéo, les deux amis avaient pourtant noté un changement de comportement chez Salah et Brahim Abdeslam, devenus de plus en plus religieux.
La suite tout le monde la connaît. Brahim Abdeslam s’est fait exploser à la terrasse d’un café lors des attentats du 13 novembre à Paris. Salah Abdeslam est le seul survivant des commandos kamikazes qui ont ensanglanté Paris. Il a été arrêté par la police belge le vendredi 18 mars, soupçonné d’avoir participé à l’organisation des attaques et il devrait être transféré dans l’Hexagone dans les prochaines semaines pour être jugé par la justice française.
Le Point