Des déclarations qui n’ont pas été du goût de Moscou qui a exprimé sa « préoccupation » par le biais de son ambassadeur Valery Vorobie à Rabat, reçu suite à sa demande, le 5 décembre par le ministère des Affaires étrangères, selon un communiqué du ministère marocain.
Le communiqué du ministère , qui ne cite pas nommément Abdelilah Benkirane, préférant le terme « haut responsable » explique que les positions du Maroc « ne peuvent, de par leur complexité et leur gravité, faire l’objet d’improvisions hasardeuses, ni exprimer des points de vue personnels ».
Et d’assurer que c’est le Roi qui « demeure le garant de la constance et de la pérennité des positions diplomatiques du Royaume du Maroc, et du respect de ses engagements internationaux ».
Le Maroc est ainsi en faveur « ’une solution politique qui garantisse la stabilité de la Syrie, préserve son unité nationale et son intégrité territoriale » mais aussi «la conviction que la résolution de la crise syrienne exige une forte implication de la communauté internationale et, notamment, des puissances en mesure d’agir sur le terrain et de peser sur le cours des événements».
En conclusion, le ministre des Affaires étrangères souligne « l’attachement du Royaume du Maroc à la préservation des relations fortes avec la Fédération de Russie, confortées par la déclaration sur le Partenariat stratégique approfondi, conclue à l’occasion de la visite royale à Moscou ».
