La nouvelle liste qu’a soumise le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, au Roi n’a pas été retenue. Copie à revoir et invitation à explorer d’autres pistes.
Toutes les propositions tendant au remaniement ministériel n’ont pas obtenu l’aval du monarque, apprend-t-on de sources autorisées. Seule la mobilité des ministres d’un département à un autre a été constatée, alors que l’accaparement de certains ministères par certains partis ou groupes politiques en faveur le plus souvent des mêmes hommes et au détriment de compétences polyvalentes, enfreint l’esprit du dernier discours royal, qui a appelé à insuffler du sang neuf dans les postes de responsabilité.
Alors qu’un remaniement en profondeur était attendu, la liste d’El Othmani n’a pas donné lieu à une ouverture politique. En effet, peu de nouvelles têtes apparaissaient et l’exécutif démontre une tendance au repli sur soi. Le PJD a annoncé hier la tenue d’un conseil de gouvernement pour faire précipiter l’annonce du nouveau cabinet tandis que l’ouverture, en ce mois d’octobre, de la session parlementaire par le Roi Mohammed VI détermine la suite des événements.
Les propositions d’El Othmani ont semble-t-il, des allures de nouvelle partie de chaises musicales. Selon la même source, plusieurs personnalités proposées par El Othmani ont simplement changé de département ou ont été reconduits dans leurs fonctions. La liste suggérée au Souverain révèle par là-même une continuité non voulue de la politique gouvernementale, symbolisée plus qu’il n’en fallait par la mainmise de profils qui traînent des bilans en demi-teinte.
Dans le remaniement d’El Othmani se mêlent les phénomènes d’entourages et les dynamiques d’alliances sous-jacentes. Force est de reconnaître que l’exclusion de toute nouvelle répartition de compétences au sein de la majorité, est donc toujours de mise. Une nouvelle équipe resserrée, plus homogène et respectueuse des grands équilibres politiques au sein de l’exécutif , est encore attendue.