Le séisme politique promis par le palais royal a fini par frapper avec une telle magnitude que le gouvernement remanié ne ressemble à aucune des équipes gouvernementale des quarante dernières années.
Une refonte totale de l’exécutif qui subit une sévère cure d’amaigrissement. L’équipe El Othmani II, qui se faisait attendre depuis deux mois, a perdu 16 portefeuilles dans cette cure pour l’efficience.
« C’est un gouvernement ramassé et plus homogène, avec une colonne vertébrale experte et fortement politique », explique un ministre nouvellement nommé.
D’après la nouvelle architecture et les nouveaux profils, le nouvel exécutif n’aura pas le droit à l’erreur. Les ministres ayant démontré leur efficacité ont été gardé et les secteurs ayant pâti d’une gestion hasardeuse ont été confiés à de nouvelles compétences déjà reconnus. Dans la première catégorie, on retrouve Moulay Hafid Elalamy, Aziz Akhannouch, Aziz Rebbah, Abdelkader Amara et Mohamed Benchaaboun qui voient leur bail prolongé à la tête de leurs départements.
Quant à la seconde catégorie, c’est à un véritable bain de jouvence auquel on assiste. Que ce soit Nadia Fettah au Tourisme, Khalid Aït Taleb à la Santé, Idriss Ouaicha à l’Enseignement supérieur ou encore le benjamin du gouvernement Mohamed Amarkaz à l’Emploi et l’Insertion professionnelle, la nouvelle équipe a des allures d’un commando qui partir en guerre contre les mauvaises performances.