Le Roi Mohammed VI a affirmé lundi qu’aucun règlement du conflit du Sahara n’était possible « en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara », rejetant toute solution autre que l’autonomie.
Le Royaume « maintient son engagement d’adhérer à la dynamique actuelle voulue » par Antonio Guterres, le patron de l’ONU, et à « coopérer avec son envoyé personnel », l’ancien président allemand Horst Koehler, a souligné dans un discours télévisé le souverain marocain à l’occasion du 42ème anniversaire de la Marche verte.
Le 6 novembre 1975, 350.000 Marocains entreprenaient, à l’appel de feu Hassan II, de marcher en direction du Sahara, à l’époque sous occupation espagnole, pour souligner l’appartenance de ce territoire au Maroc.
Après le départ de l’Espagne, le polisario, soutenu par l’Algérie, a proclamé en 1976 le mouvement séparatiste « RASD ».
Pour le Roi Mohammed VI , « aucun règlement de l’affaire du Sahara n’est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara et en dehors de l’initiative d’autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité ».
« Le problème n’est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d’arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir », a-t-il poursuivi.
Pour tenter de sortir les négociations de l’impasse, un nouvel émissaire de l’ONU, l’ancien président allemand Horst Koehler, a été nommé en mai et a effectué sa première tournée dans la région le mois dernier.
Alors que M. Koehler doit présenter un compte-rendu de sa tournée devant le Conseil de sécurité à New York, le Roi Mohammed VI a fait état du « refus catégorique » de Rabat de « tout dépassement, de toute tentative de porter atteinte aux droits légitimes du Maroc (…) de toute proposition obsolète visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus ».
Sur le plan interne, « nous n’allons pas rester les bras croisés à attendre que soit trouvée la solution souhaitée », a affirmé le Souverain dans son allocution.
« Nous poursuivrons plutôt l’action engagée pour stimuler le développement de nos provinces du sud et assurer à leur population les conditions d’une vie libre et digne », a-t-il assuré.
