« Le festival d’Agadir Cinéma et Migrations est un événement professionnel, avenant et panafricaniste indépendant », a déclaré le cinéaste béninois, Sylvestre Amoussou.
« C’est un festival que j’apprécie énormément. Il respecte le travail des réalisateurs. L’année dernière, le Bénin était l’invité d’honneur. Ce fut vraiment un plaisir d’être si cordialement accueilli par nos amis marocains, à travers cette manifestation d’envergure. En effet, beaucoup de gens aiment ce festival et je suis l’un des ambassadeurs pour ce festival en Afrique. J’ai fait auparavant un certain nombre de festivals, de par le monde, et je peux vous affirmer que le festival d’Agadir occupe une place toute particulière dans nos cœurs », a-t-il affirmé.
« Les béninois étaient ravis de se faire traités de la manière la plus cordiale. Au retour, j’avais dit à la direction de la cinématographie béninoise d’organiser, à l’avenir, une coproduction, avec l’échange du Centre Cinématographique Marocain, à mon second film, un pas en avant qui aborde le phénomène de la corruption », a souligné le cinéaste.
« J’ai travaillé avec le CCM, en particulier avec Mohamed Oussama, un compositeur de film à Rabat. Je suis partisan d’une coopération sud/sud pour réaliser cette idée de film maroco-beninois. Le Maroc et le Bénin sont censés mettre en place des échanges politiques et culturels B2B afin de renforcer cette dynamique de partage qui unissent les deux parties », a-t-il indiqué.
« Le cinéma est un beau moyen de rapprocher les peuples, en dépit des distances qui séparent les pays. Ces embryons de coopération qui ne cessent de germer et de se former sont en passe de solidifier encore davantage ces liens d’amitié dans un continent de plus en plus en ascension », a-t-il ajouté.
« Le rôle primordial que joue le Maroc dans ce sens, met beaucoup de tonus dans ce sens. Pas uniquement dans le domaine de l’art et la culture, mais également sur les plans social et économique. Le retour du Maroc à l’Union Africaine, sous l’impulsion du Souverain du Maroc est une bonne chose, dans la mesure où elle ouvre de nouveaux horizons pour les pays du continent africains », a conclu le réalisateur de « L’Orage africain : Un continent sous influence ».