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Un Ethiopien à la tête de l’Organisation Mondiale de la Santé

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus est le premier Africain désigné mardi à la tête de l’Organisation Mondiale de la Santé. Il a promis d’accélérer la réforme de l’agence onusienne et d’améliorer sa réactivité face aux urgences sanitaires.

   S’adressant à l’Assemblée mondiale de la santé qui l’a élu pour succéder à la Chinoise Margaret Chan, l’ancien ministre éthiopien de la santé s’est engagé à créer « un environnement propice et juste afin d’assurer une bonne gouvernance » de l’organisation.

Il a rappelé que « seulement la moitié de la population a accès aux soins sanitaires sans appauvrissement », tout en affirmant que les Objectifs du développement durable (ODD) offrent une opportunité pour l’OMS d' »augmenter et d’améliorer énormément l’accès aux services de santé ». « Tous les chemins mènent à la couverture sanitaire universelle », a-t-il fait observer.

Il a en outre promis d' »agir selon une approche fondée sur l’écoute » tel que l’établissement d’un partenariat efficace et la concentration des ressources « en faveur des peuples les plus vulnérables ».

  1. Tedros, âgé de 52 ans, a obtenu la majorité des deux-tiers des voix requises au troisième tour face à deux autres candidats, le Britannique David Nabarro et la Pakistanaise Sania Nishtar.

C’est la première fois qu’un Africain va prendre la tête de l’OMS, influente agence onusienne qui compte 8.000 collaborateurs dans le monde.

Son élection a été chaleureusement accueillie par le Programme commun de l’ONU sur le VIH/sida (ONUSIDA). « Il est un leader dynamique, un excellent unificateur et partage notre ambition d’enrayer l’épidémie de sida dans le cadre des ODD » , a indiqué Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA, dans un communiqué.

Il s’est engagé pendant sa campagne à réformer l’agence onusienne, très critiquée pour sa gestion de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, qui a fait plus de 11.000 morts.

« Nous vivons dans un monde en mouvement et l’OMS doit être capable de s’y adapter », avait-il indiqué en présentant son programme, évoquant ainsi les nouvelles menaces sanitaires engendrées par la mondialisation, le réchauffement climatique et le mode de vie sédentaire.

Spécialiste du paludisme, titulaire d’un doctorat de l’université de Notthingham, en Angleterre, Tedros Adhanom Ghebreyesus est devenu ministre de la Santé de l’Ethiopie en 2005, avant d’être chef de la diplomatie de 2012 à 2016

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