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Visites des communes rurales L’initiative de proximité judicieuse

Saoudi El Amalki

Le mois de Ramadan constitue généralement un temps de piété mais également une opportunité de faire des visites et des rencontres. Pour un responsable territorial, c’est une occasion de se rendre dans les communes rurales. C’est ce que s’attelle à faire le Wali de la région Souss Massa, puisqu’il entame pendant tout ce mois sacré, de mettre le cap sur les collectivités territoriales qui relèvent de la préfecture d‘Agadir Ida Outanane. Au fait, en compagnie d’un imposant parterre de chefs de services extérieurs, il entame une série de tournée ramadanesques de terrain vers les communes territoriales rurales et montagneuses dans le but de tendre des passerelles d’échange et d’écoute, avec les membres des conseils des collectivités et de la société civile locale, comme il avait effectué auparavant des visites similaires avec leurs semblables. C’est aussi un moyen de suivre de près la mise en œuvre des programmes et des projets ainsi que la mise en qualité de leur exécution…

Après les communes de Tiqqi, Tadrart, Aquesri, Azirar, Imouzzer, Drarga…, c’est au tour d’Idmine, puis Amskroud, Imsouane, Aourir, Taghazoute, Tamri dont l’intérêt est porté tout particulièrement sur tout ce qui touche de très près les aspirations, les contraintes et les attentes des populations de ces patelins et localités accidentés et reculés. Ces rencontres régulières projettent de prioriser les communications avec les représentants des citoyens, de faire valoir leur rôle de construction des projets intrinsèques par l‘intermédiaire de la mobilisation des énergies locales, à travers la force de proposition et d’intégration au service du territoire, de la ressource humaine, par les réactivités horizontale et verticale…

Ces initiatives ne font que raviver la confiance entre les différents acteurs et concrétiser l’action de communion pour le développement durable en direction duquel les populations montagnardes ne cessent de réjouir. Les solutions aux affres des bourgades abandonnées à leur sort ne tombent pas du ciel, mais elles seront constamment possibles, grâce à la synergie forte et judicieuse entre gouvernés et gouvernants, dans l’entente et la cohérence, tout en valorisant et fructifiant ce qu’on a, de prime abord, avant de penser à ce qu’on n’a pas encore. Epicure, l’illustre philosophe grec, disait un jour à cet égard : « Ne gâchez pas ce que vous avez en désirant ce que vous n’avez pas; rappelez-vous que ce vous avez maintenant, faisait autrefois partie de ce que vous espériez seulement ! »…

 

 

 

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