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Agriculture : Nécessité de renforcer la recherche et l’innovation

La Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) a insisté, dans son rapport général sur le nouveau modèle de développement (NMD), sur la nécessité de renforcer les compétences humaines et d’encourager la recherche et l’innovation dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-industrie.

« Au regard des enjeux élevés du secteur, la Commission considère essentiel de renforcer la recherche, le développement et l’innovation dans le domaine agricole et agro-industriel, pour consolider les bases d’une souveraineté alimentaire du pays », indique ce rapport, présenté lors d’une cérémonie présidée par le Roi Mohammed VI, mardi au Palais Royal de Fès.

L’accent devra être mis sur les sujets à plus forts enjeux pour l’amont agricole et la sécurité alimentaire, tels que la résilience climatique et hydrique, la préservation et l’amélioration des variétés locales, relève la CSMD.

Et de souligner que cette recherche doit être conduite en autonomie par les divers instituts spécialisés, en adoptant des approches de recherche-action, fortement ancrées dans les territoires et veillant à la diffusion des savoirs et des procédés techniques au profit des acteurs du secteur agricole. En phase avec les objectifs d’accroissement de la valorisation du secteur, la recherche et l’innovation devraient cibler également les thématiques relatives à la transformation agroalimentaire.

En outre, la Commission estime que la formation supérieure et la formation professionnelle dans les métiers connexes à l’agriculture et l’agro-industrie méritent d’être encouragées et territorialisées, en capitalisant sur les établissements existants et sur les Cités des Métiers et des Compétences.

Elle met également en avant la nécessité d’accroître la valorisation locale de la production agricole. « Souvent qualifiée de secteur traditionnel, l’agriculture n’en recèle pas moins un potentiel très important en termes de valorisation et de montée en gamme à travers la transformation locale de la production végétale et animale », indique-t-on.

Un accent fort sur la valorisation est rendu possible par les réalisations en matière d’accroissement de la production, permettant à présent d’assurer un approvisionnement en volume et qualité élevés dans plusieurs filières, fait savoir la CSMD, ajoutant que tout en consolidant le développement de l’amont agricole, il paraît urgent et opportun de renforcer les objectifs de développement de l’agro-industrie et d’intégration pleine des chaînes de valeur agricole, sources de valeur ajoutée locale et de création d’emplois décents.

Il s’agit, de même, de développer une agriculture moderne, socialement et écologiquement responsable, mettant la technologie au service de la durabilité. La Commission préconise ainsi d’œuvrer davantage pour une agriculture à la fois moderne et responsable, sur le plan environnemental et social, à même de répondre à l’objectif de souveraineté alimentaire tout en intégrant les exigences de durabilité des ressources et de résilience face au changement climatique.

En outre, la CSMD appelle à une gouvernance du secteur plus systémique et coordonnée dans les territoires. La modernisation et la sophistication du secteur agro-alimentaire dans son ensemble de l’amont à l’aval et la gestion de ses multiples enjeux fortement interdépendants font appel à l’intervention d’un nombre élevé de départements, notamment l’agriculture, l’industrie, le développement durable, l’eau, la recherche, la formation et l’innovation.

Elle juge aussi que relever le défi complexe de la souveraineté alimentaire exigera de l’aborder selon une approche systémique et transverse, telle que préconisée par le NMD et nécessitera davantage de coordination stratégique et opérationnelle, notamment au niveau des territoires.

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