Par Saoudi El Amalki
Pourquoi la première puissance mondiale, qu’est l’Amérique, a-t-elle reconnu la marocanité du Sahara ? Une reconnaissance dont la pérennité et surtout la conviction ne fléchit guère, devant les tentatives de dissuasion vaine des détracteurs.
Il est bien vrai que les Etats-Unis ont maintenu leur engagement, en dépit du changement de pouvoir dualiste, à la tête de la Maison Blanche. Il n’en est pas moins évident que leur intérêt sur la région, demeure aussi inchangé, d’autant plus que des mutations profondes sont en train de se profiler à l’horizon, avec la stratégie Atlantique du Maroc. De même, les deux provinces récupérées du sud du royaume que sont Laâyoune et en particulier, Dakhla dont le méga-port est en cours de réalisation, sont désormais promues à une fluorescence des plus huppées, en termes de projets et d’attraits de renom universel. Cette notoriété est confortée en fait, par la prééminence du Nord, précisément du Tanger-med dont la magnificence transcende toute magnitude sur le bassin méditerranéen.
De ce fait, le pays de l’oncle Sam compte accentuer sa présence investissementale sur les rivages des deux perles méridionales en ascension fiévreuse, tout en plantant une représentation consulaire, à Dakhla plus exactement. Et c’est tant mieux pour notre pays qui se libère progressivement de son ghetto dicté par les convoitises expansionnistes à propos de son intégrité territoriale. Le Maroc eut donc le mérite de se nantir de tact et de circonspection visionnaires de faire basculer tous les pronostics à ses côtés, en prônant une approche fondée sur le réalisme et la détermination du Roi et du Peuple, s’inspirant tout au long de leur parcours libérateur, de leurs épopées rouges et vertes de l’histoire nationale commune, depuis l’indépendance du sang à la marche de la paix.
L’exception marocaine aura au fait, poursuivi son bonhomme de chemin, par le génie de ses patriotes, sous l’égide de ses Rois de père en fils, en priorisant les idéaux suprêmes de la Nation. Aujourd’hui, notre pays est confronté aux défis majeurs du bien-être de sa population et de la préservation de son territoire, face aux voracités hégémoniques qui s’opèrent à grandes enjambées, un peu partout dans le monde. Il ne fait pas de doute que si notre pays s’en sort tant bien que mal des siècles durant, il l’a toujours fait à travers son attachement à ses repères, à ses valeurs et à ses potentiels. La diversité de tous les partenaires, parfois allant aux extrêmes, même lors des guerres froides, lui a toujours procuré la considération des antagonismes et en tirer profit et en sortir indemne, grâce à la politique noble qu’il mène dans le respect de ses droits les plus entiers.
Et ce n’est nullement les Etats-Unis qui fait confiance au pays ayant déjà été le premier à reconnaître son entité, bien avant tout le monde, ni la Chine, la Russie ni encore le Royaume Uni et l’Espagne qui vont galvauder ce contrat moral sur les coopérations et les rapprochements.