Par Saoudi Amalki
Par-ci, par-là, à travers tous les coins du royaume, des élus sont limogés pour tel ou tel tort commis au sein des instances respectives. A l’exception, bien entendu du président du conseil régional de Drâa Tafilalet qui apparemment, l’Intérieur, à la surprise générale, continue à faire la sourde oreille à l’égard des voix protestataires qui s’élèvent face aux tics incalculables, cumulés dans la région.
A priori, ce laxisme de la mère des ministères ne saurait perdurer à ce sujet, d’autant plus que la campagne de faire respecter les lois en vigueur, s’exécute à plein régime. A ce propos, nombre de présidents de commune y laissent leurs plumes à la veille de l’échéancier électoral qui s’annonce fort ardu. Il convient de dire que ces démarches de purification des rouages représentatifs qui vont, en fait, bon train, sont bien accueillies par tous les adeptes des valeurs la loyauté et de civisme. Pourvu qu’elles concernent les contrevenants d’où qu’elles émanent, sans aucune complaisance ni exclusive ni abus de pouvoir, non plus !
Dans ce sillage, on rappellera le renvoi du président et deux membres de la commune d’Aït Melloul, relevant de la province d’Inezgane Aït Melloul, dans la région de Massa Drâa. En effet, ces mis en cause ont, bel et bien, failli à leurs devoirs de représentants des électeurs dont ils ont fait confiance. Cette éviction qui avait l’objet de fermeté des Autorités de tutelle, fut très appréciée par des citoyens en quête de justesse et de justice. Mais, tel que disait le dicton familier : « L’appétit vient en mangeant ! », il semble que la commune en question, pourtant dirigée par des « fidèles » qui ne cessent de se montrer « pieux et dévots », récidive dans le « sacrilège ». En effet, on croit bien savoir que le secrétaire du conseil communal qui est à la fois député, président de la commission culturelle et du soutien public, vient encore une fois de privilégier illicitement, une structure associative dont un membre n’est autre que le père du transgresseur, aux antécédents criards. Cette « largesse » criante, en direction d’une association qui n’a qu’une année d’existence, alors que nombre de ses vieilles homologues s’en sont privées, est formellement et expressément prohibée par l’article 65 du code communal 14-113.
Dans ce sens, la loi est claire et nette, ne souffrant d’aucune interférence. Il s’agit donc de flagrant viol du principe de la bonne gouvernance dans la gestion des deniers publics. Le fautif se met alors en contradiction avec les dispositions de la loi en vigueur comme d’ailleurs le même motif à propos duquel le président évincé fut sanctionné. Ceci étant, l’Autorité serait appelée de réagir pour faire face à cette manie qui a trop duré, d’autant plus qu’elle a été saisie et interpellée auprès de la justice. Une affaire qui connaîtra, sans doute, le même sort que ses prédécesseurs en état de disgrâce, dans la commune d’Aït Melloul qui devient, depuis déjà un moment, un espace d’infractions !