Par Saoudi El Amalki
Au moment où la pandémie atteint un stade crucial de son évolution, on tolère encore des aberrations périlleuses dans les espaces publics de la ville. On n’est pas sans savoir que le virus prospère dans les attroupements assemblés sans aucune précaution ni prévention.
Ces derniers temps, notre pays compte des contaminations en pelle dans des centres de commerce comme c’est le cas de Fès ou encore des unités industrielles tel qu’à Casablanca, à titre d’exemple. Dans ce sens, on citera également ce qui se passe à Agadir où des lieux de condensation des flots humains prolifèrent.
Plusieurs points à déplorer malheureusement, notamment le fameux souk qu’on appelle communément « Ouâa » sis au quartier Amsernat. C’est un marché de poissons qui a été à maintes reprises plusieurs délogé par les autorités. Mais, en ces moments difficiles, ce souk revient à la charge.
Certains diraient que ces poissonniers relèvent des couches déshéritées qui n’ont pas quoi vivre sans ce gagne-pain. Cependant, il ne s’agira pas de ces vendeurs exclusivement, mais aussi également des acheteurs qui s’attroupent dans cet endroit crasseux et sans les moindres conditions d’hygiène. En plus, des odeurs nauséabondes qui empestent aussi bien cet endroit de promiscuité que les résidents avoisinants.
D’autre part, on constate, non sans étonnement, que certains commerce ( électroménagers, pressing, bistrot et autres) sont interdits d’ouvrir même s’ils respectent les exigences d’hygiène, alors que leurs homologues sont tolérés, dans d’autres lieux. Il est importe de se conduire en parfaite équité et égalité de chances.
Enfin, on reviendra sur le cas de ce camionneur de Lakliâ qui partit à Rich pour assister aux funérailles de son père à Rich, province de Midelt, mais retourne chez lui avec le virus. Il contaminera par la suite, 7 membres de sa famille dont son épouse et ses enfants.
Une conduite d’imprudence qui mérite une sévère remontrance ! On ne comprendra pas pourquoi on se montre aussi laxistes et nonchalants à un moment capital de la profusion du fléau endémique.
Il est donc exclu de croire que la région Souss Massa et particulièrement la ville d’Agadir sont à l’abri des contagions, même si on estime que le bilan actuel est rassurant. Il s’avère donc impératif de faire face avec fermeté et intransigeance à la prolifération de ce marché de poisson de malheur en ces temps d’épidémie. Les autorités locales sont alors appelées à se comporter d’une manière plus stricte pour préserver les vies humaines, sans aucune concession.