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Agadir: Tomber de rideau en beauté sur le festival international des arts et cultures

Les sonorités du folklore espagnol et les chants évocateurs de rêves sonores et de transes ensorcelantes, interprétés par l’artiste Aziz Sahmaoui et sa troupe University of Gnawa, ont clos, dimanche soir, en beauté le festival international des arts et cultures (FIAC) d’Agadir.

L’un des fondateurs du groupe de musique de l’Orchestre national de Barbès, Sahmaoui, accompagné de musiciens français, sénégalais, camerounais et marocain, a gratifié l’assistance de quelques uns de ses beaux morceaux alliant rythmes gnawi et mélodies du chaâbi avec des influences jazzy et flamenco.

Celui qui a multiplié les scènes en Europe, en Afrique et aux États-Unis, continue de chanter une musique fusion fière de ses racines africaines et ouverte sur l’universel.

Sur trois jours, les mélomanes de la capitale du Souss et ses hôtes, marocains et étrangers, ont été nombreux à venir apprécier la programmation éclectique offerte cette année par le FIAC sur une scène aménagée à la Médina Coco Polizzi, un lieu riche par son architecture marocaine davantage sublimé par les spectacles nocturnes de son et lumière.

La veille, la musique amazighe issue de la province de Tata était à l’honneur dans une parfaite incarnation des liens solides du Maroc avec sa profondeur africaine. La diversité de ce répertoire marocain authentique a été amplement reflétée dans les chants, les danses et les costumes des Gnawa Tizounin, Farhat Laarab et Tagmout.

Cette deuxième édition de ce festival a, par ailleurs, réservée une place de choix à la musique africaine avec des troupes venues de la République Démocratique du Congo (Ballet Liziba) et du Mali (Balafon).

Outre des troupes venant de la Roumanie et deux ensembles folkloriques espagnoles, la diva du flamenco, Ursule Lopez, a gratifié l’assistance, en ouverture de cette manifestation, de son dernier spectacle: « Les petites choses » ( Las pequeñas cosas).

Cet événement culturel et artistique est organisé à l’initiative de l’Université Ibn Zohr et le Forum Sud des cultures. Rendez-vous a été donné au public pour l’an prochain pour une troisième édition encore plus riche et variée.

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