Les délégations des 195 pays qui prennent part à la conférence des Nations unies sur le climat (COP 21) ont adopté samedi soir le projet d’accord soumis par la présidence française de la COP au terme de deux semaines de négociations. Le texte a pour objectif de limiter le réchauffement climatique bien en deçà de 2 C et fixe à 100 milliards de dollars par an le « plancher » de l’aide climatique aux pays en développement. Il prévoit aussi tous les cinq ans un bilan collectif des progrès réalisés dans ce domaine.
L’accord de Paris sur le climat, adopté samedi par les 195 pays ayant pris part à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21), ne constitue pas un « aboutissement » mais « un début » pour l’action mondiale contre le dérèglement climatique, a souligné le président français François Hollande. Intervenant lors de la séance plénière qui a été marquée par l’adoption du texte, M. Hollande s’est félicité d’un « accord ambitieux, universel et contraignant », saluant le travail des négociateurs qui ont été « à la hauteur » de ce moment historique. « Je suis fier que la France ait accueilli cette conférence, fier que les Nations unies aient été capables en tant que communauté internationale de prendre cette responsabilité, fier que les idéaux de justice aient pu prévaloir », a-t-il déclaré. Le chef de l’Etat français a également affirmé que son pays mettra tout en œuvre « non seulement pour appliquer l’accord mais pour accélérer le mouvement », faisant part, dans ce sens, de son intention de proposer aux « pays qui veulent aller plus vite » de réactualiser avant 2020 leurs engagements. L’accord fixe comme objectif de contenir le réchauffement « bien en deçà de 2 C » et appelle à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5 C », par rapport à l’ère pré-industrielle. Il prévoit aussi une révision des engagements obligatoires « tous les cinq ans » à partir de 2025. Le texte consacre aussi une aide climat aux pays en développement, qui doit atteindre 100 milliards de dollars annuels en 2020. Il s’agit d’un montant « plancher », appelé à être revu à la hausse. Ce pacte, qui entrera en vigueur en 2020, souligne, en outre, l’importance de donner un prix au carbone pour stimuler les investissements dans les énergies propres, dans le but de réorienter l’économie mondiale vers un modèle à bas carbone.
Cop 2: Un accord historique sur le climat est adopté à Paris
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