En pleine période de la pandémie, il semble bien que le centre hospitalier régional d’Agadir trouve beaucoup de peine à réajuster les cordes. Depuis que la mainmise régionale s’empare de toutes les prérogatives, on a l’impression que les tâches des responsables perdent de rigueur et de rectitude.
Quand on fait tout, on risque de ne rien faire ou de défaire ce qu’on peut faire. C’est une autre sorte de « virus » destructeur qui se propage dans l’hôpital, en cette crise virale di Covit 19. Ces derniers temps, la région serait bien prise d’inquiétude à voir croître des cas. Certes, d’autres paramètres interviennent, d’ordre sécuritaire. Mais, le volet sanitaire est également pointé du doigt. A cet égard, on aura sans doute déploré, le fait que le délégué provincial d’Agadir Ida Outanane et des médecins soient contaminés par imprudence. Une négligence qui ne dit pas son nom !
De même, on s’interrogera sur l’irrégularité de la diffusion des communiqués relatant la situation quotidienne de la pandémie, en matière de suspects exclus au test de dépistage. Ce qui laisse entendre que le travail à ce niveau tombe dans l’ambiguïté, réduit le réseau officiel de la communication à cet égard et, de ce fait, la propagation de la rumeur au sein de l’opinion publique régionale. De surcroît, il devient rare d’aller en dénicher à la MAP, parmi les informations des régions du royaume.
Ces derniers temps encore, on croit bien savoir que les prélèvements de laboratoire prises de nombre de citoyens pour détecter le virus, étaient restés lettres mortes, toutes les journées fériées qui coïncident avec la fête de fin de Ramadan ou encore la fête du travail, sans aucune démarche relative aux analyses laborantines. Il est à rappeler que le seul laboratoire du sud du royaume demeurait hors service le jour de la fête, en dépit de la conjoncture d’exception inhérente à la lutte contre l’endémie.
De la même source médiale, d’autres prélèvements en provenance de certaines provinces du sud sont toujours dans l’attente des analyses du Covid 19, au centre hospitalier régional Hassan II d’Agadir, notamment des prélèvements émanant de la province de TanTan. D’autre part, on annoncera que les nouveaux aides-soignants qui sont au nombre de 12 cadres se trouvent seuls aux premiers rangs pour affronter le virus, malgré leur récent ralliement au travail, alors que les anciens parmi le corps infirmier ont préféré s’écarter du service au pavillon 12, y compris ceux qui « se confinent » chez eux de crainte de se faire contaminer par le virus.
Cette situation laxiste démontre à quel point la vigueur régionale se desserre dans la complaisance et la nonchalance, au point que l’approximation bat son plein. A la cadence où les choses se détériorent, ministre ne tardera à dégainer son arme habituelle qu’elle sait parfaitement manier, celle du licenciement. C’est un usage auquel
il excelle avec brio, avec tenez-bien, une trentaine de limogeage, depuis sa nomination à la tête du département de la santé. Un record qu’il va falloir désormais soumettre au livre Guinness !