Près d’une cinquantaine d’activistes danois ont bloqué l’entrée de l’aéroport de Roskilde (30 km à l’ouest de Copenhague) pour empêcher l’expulsion de dix réfugiés afghans vers Kaboul.
« Nous allons tout faire pour les empêcher d’entrer à l’aéroport. Nous sommes déterminés à résister de manière pacifique », a déclaré à la presse Soren Warburg, porte-parole de l’ONG « Réfugiés bienvenus au Danemark », à l’origine de cette initiative.
Qualifiant cette expulsion de « moralement indéfendable » d’autant plus que certains demandeurs d’asile risquent la mort à leur retour en Afghanistan, il a indiqué que la mobilisation de son groupe vise à sensibiliser aux conditions des réfugiés et aux limites du programme danois relatif au retour des demandeurs d’asile, dont certains sont en prison en attendant leur déportation.
Le Parti du Peuple danois, formation extrémiste de droite hostile aux réfugiés, a appelé la police à agir avec fermeté contre les manifestants du fait qu’ils « opèrent directement contre les intérêts du Danemark », selon son porte-parole Martin Henriksen.
Dans un communiqué, la police danoise a estimé qu’il est de son devoir « de renvoyer des étrangers qui ne quittent pas volontairement lorsque les autorités de l’immigration ont traité leurs cas et ont conclu qu’ils ne sont pas éligibles à un séjour légal au Danemark ».
En 2015, le Danemark a enregistré 21.000 demandes d’asile, avant de rétablir les contrôles à la frontière avec l’Allemagne. En 2016, le Parlement danois a adopté à 81 voix sur 109 députés une loi qui prévoit notamment de confisquer les biens des migrants au-delà de 1.340 euros.
