Une employée du bureau communal d’hygiène (BCH), accompagnée d’un auxiliaire d’autorité, ont pris d’assaut une unité de conditionnement des poissons sise dans la zone industrielle de Tagadirt, sans même respecter les règles relatives à la sécurité et à l’hygiène en omettant de porter la tenue spécifiques à ces lieux, conçue pour la prévention des contaminations microbiennes.
Cet incident, enregistré par les caméras de surveillance, a indigné le propriétaire qui a souligné que cette unité est spécialisée dans le conditionnement pour l’exportation des poissons, qu’elle est soumise aux contrôles sanitaires et vétérinaires de l’Office national de la sécurité sanitaire et alimentaire (ONSSA) et qu’elle conditionne ses produits conformément à la réglementions européenne relative à la sécurité sanitaire et alimentaire.
La visite de l’employée du bureau d’hygiène communal et de l’auxiliaire d’autorité (qui agissaient sur ordre du caïd de cette zone) n’est qu’une forme de chantage et de gêne aux investisseurs, affirme le propriétaire, ajoutant qu’il était l’un des pionniers en investissant plus de 40 millions de dirhams pour réaliser cette unité à Drarga qui emploie actuellement des dizaines de personnes.
De tels agissements de l’autorité locale, représentée par le caïd et le bureau communal d’hygiène, vont à l’encontre des mesures visant à encourager l’investissement et mises en exergue fréquemment par SM le Roi dans ses discours, a-t-il affirmé.
Le propriétaire de cette unité de conditionnement de poissons a exhorté le wali de la région de Souss Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Ahmed Hajji, à mettre un terme à ces abus d’autorité qui génèrent un climat hostile à l’investissement.
D’autre part, et commentant cet incident, un observateur de la chose locale au niveau de Drarga a souligné que le bureau communal d’hygiène devrait focaliser son intention sur le grand nombre de cafés et laiteries dont certains enfreignent les règles relatives à l’hygiène et à la sécurité alimentaire d’où les incidents fréquents d’empoisonnements dont sont victimes les citoyens au lieu de harceler les grandes unités qui œuvrent conformément aux règles en vigueur.