Saoudi El Amalki
C’est demain lundi, dans la somptueuse salle des congrès des Dunes d’Or de la capitale du Souss que la liesse du cinéma mondial s’enclenche aux rythme de son inévitable initiateur, depuis plus d’un quart de siècle qu’est l’Association Initiative Culturelle. Ce soir encore, au lever de rideau de cette grande messe du septième art, en présence des stars atterries de tous les coins de la planète, cinéphiles avertis et publics amateurs du cinéma, prendront d’assauts l’immense enceinte de l’hôtel et admireront leurs vedettes de prédilection mais aussi les nouvelles figures de l’art magique du grand écran. Tout auréolés et glorifiés d’avoir réussi cette belle aventure de deux décennies de cinéma, sans aucun relâchement, Aziz El Omari, l’inusable directeur et artisan du festival, son fidèle compagnon Driss Moubarik, président d’association organisatrice aux discours pathétiques des préludes et tout le staff associatif accompagnant, mettront le paquet pendant la période du festival agrémenté de recettes aussi riches que diversifiés et dont le plat de résistance n’est autre que la projection des films long et court métrage pour la palme de la compétition…
En dépit des contraintes et des difficultés surtout en matière de fonds, ces militants et fiévreux de l’art ne reculent jamais et s‘acharnent toujours à maintenir la pérennité de cette tradition artistique à la région, mais également relever la qualité des menus suggéré aux grand public. La présente manche promettra de combler les goûts et les passions puisque tous les ingrédients du festival ont été choisis avec métier et soin, dans le répertoire cinématographique national et universelle. La thématique mirobolante ayant trait aux migrations proposée par les auteurs de textes et les réalisateurs, magistralement interprétée par de talentueux artistes, forcera l’admiration et soulèvera les débats renouvelés entre les chercheurs et les scénaristes parmi les festivaliers de tous bords. Tout au long de ces échanges qui animeront la rencontre, tant à la salle fermées que le plein air car on compte tenir certains films du la promenade balnéaire de la station touristique. La 21ème édition brillera de mille feux dans les espaces et les foules ne respireront que le cinéma durant cette période en ville comme dans les périphéries avoisinants…
Il faut bien dire que cette ténacité des initiateurs du festival n’a d’égale que la ferveur du public qui vibre aux splendeurs du cinéma, paraphant le cinéaste de la « Nouvelle Vague » du cinéma révolutionnaire des années 50 et 60 en France, François Truffaut. Cette effervescence du cinéma dans la ville tout feu tout flamme, se tient en grande pompe, juste à la veille de la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), alors que toute la ville se fait belle et résonne aux saveurs de l’épreuve sportive africaine. Cette belle coïncidence ne serait qu’un plus-value au festival du cinéma surtout quand il symbolise l’africanisme dans sa dimension artistique. On ne peut alors que saluer vivement cette hardiesse et surtout cet engagement dont font preuve les organisateur en vue d’assurer la constance de ce festival thématique de cinéma qui, à notre sens, devra être substantiellement soutenu par les institutions de l’Etat concernées ainsi que les pouvoirs publics et les organismes privés, pour son niveau et sa prestance qualitative et de surcroît, ses thèmes humanistes évoqués dans un phénomène de longue date et dont le cinéma est un beau moyen de compréhension et d’appréhension aussi bien aux pays d’origine que d’accueil, à travers les traitements raffinés et interpellants…

